Tunisie

Sijoumi : démantèlement d’un réseau de braquages par des femmes sur Facebook

Les unités de la zone de sécurité nationale de Sijoumi ont démantelé un réseau criminel composé de plusieurs femmes, accusées d’avoir piégé et agressé des dizaines de jeunes hommes via de faux rendez-vous organisés sur Facebook. Selon les autorités, toutes les personnes interpellées ont été placées en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour constitution d’une entente criminelle en vue de porter atteinte aux biens et aux personnes, ainsi que pour vol avec usage de la force et menace à l’aide d’une arme blanche.


Les unités de la zone de sécurité nationale de Sijoumi ont démantelé, à la suite d’une opération sécuritaire ciblée, un réseau criminel formé de plusieurs femmes, accusées d’avoir piégé et agressé des dizaines de jeunes hommes par le biais de faux rendez-vous organisés sur Facebook. Les suspectes ont été arrêtées en flagrant délit lors d’une embuscade policière.

Selon les premières informations disponibles, les membres du réseau utilisaient des comptes créés sur Facebook pour entrer en contact avec leurs victimes. Elles se faisaient passer pour des jeunes femmes souhaitant faire connaissance, avant de proposer des rencontres dans des lieux spécifiques situés dans la région de Sijoumi.

Une fois les victimes arrivées sur place, elles étaient prises à partie par les suspectes, parfois accompagnées d’individus dangereux. Les agresseurs brandissaient des armes blanches, notamment des couteaux et des machettes, menaçant les victimes de violences physiques afin de les contraindre à remettre leurs effets personnels. Les téléphones portables, sommes d’argent et objets de valeur étaient systématiquement dérobés.

Face à l’augmentation des plaintes (plusieurs dizaines selon les premiers éléments de l’enquête), les unités sécuritaires ont intensifié leurs investigations techniques et de terrain. Les opérations de surveillance ont permis d’identifier le mode opératoire du groupe et de localiser ses membres présumés.

Une embuscade a ensuite été mise en place, permettant l’interpellation des suspectes en situation de flagrant délit. Selon les autorités, le réseau opérait de manière organisée, exploitant l’effet de surprise et la menace pour terroriser ses victimes lors des agressions.

Les victimes ont pu reconnaître plusieurs des personnes arrêtées lors des procédures légales d’identification, confirmant leur implication présumée dans les faits signalés.

Après consultation du parquet, il a été décidé de placer toutes les personnes interpellées en garde à vue, dans le cadre d’une enquête pour constitution d’une entente criminelle visant à porter atteinte aux biens et aux personnes, ainsi que pour vol avec usage de la force et menace à l’aide d’une arme blanche.

L’enquête se poursuit afin de déterminer l’ensemble des responsabilités, d’éventuelles complicités, ainsi que l’étendue réelle des faits imputés à ce réseau.