
Sebkha Ben Ghayadha : état actuel du projet en question.
Le développement de la Sebkha Ben Ghayadha à Mahdia entre dans une phase décisive, avec des avancées significatives. Lors d’une conférence de presse tenue le 27 août 2026, Borhene Dhaouadi, directeur du groupement MAP Group/ARLYNK, a annoncé que le projet a atteint un taux d’avancement de 54%, avec une avance de cinq à six mois par rapport au calendrier initial. Cette réunion s’est déroulée au siège de la Société d’études et d’aménagement de la Sebkha Ben Ghayadha, en présence de plusieurs personnalités, dont Hela Disem Rahmouni, la présidente-directrice générale, et Radhouan Mestiri, directeur du développement régional.
Le contrat entre l’État tunisien et le groupement MAP Group/ARLYNK, signé le 2 décembre 2025, prévoit un accompagnement de 24 mois pour la préparation du projet et la recherche d’un partenaire stratégique. Dhaouadi a précisé que la mission ne se limite pas à la conception, mais englobe également le design, le positionnement, la stratégie de marque, la commercialisation, ainsi que les aspects juridiques et financiers indispensables pour attirer des investisseurs.
Le groupement s’attache à identifier des investisseurs potentiels, tant en Tunisie qu’à l’étranger, avec une rencontre prévue en octobre 2026 pour établir des contacts avec des investisseurs tunisiens. L’approche adoptée se veut novatrice, visant à établir des partenariats variés qui incluent développeurs, aménageurs, et promoteurs immobiliers, afin de diversifier les sources de financement.
S’étendant sur environ 142 hectares, le projet de Ben Ghayadha intègre des fonctions variées telles que le tourisme, l’habitat, la culture, et les loisirs. Les nouvelles orientations soulignent l’importance d’une conception intégrée qui relie le futur aménagement à la ville de Mahdia, évitant ainsi l’isolement du site.
Parmi les évolutions notables, l’intégration d’un port de plaisance a été envisagée, avec l’ajout potentiel de 30 hectares d’eau pour sa création. Cette initiative vise à diversifier les activités du projet et à valoriser le littoral de Mahdia, tout en renforçant les synergies avec les infrastructures portuaires existantes.
La réussite du projet dépendra également des infrastructures essentielles, telles que l’approvisionnement en eau, l’électricité, et la protection contre les inondations. Hela Disem Rahmouni a souligné que plusieurs dossiers structurants sont en cours, impliquant des ministères clés, afin de clarifier les engagements de l’État et ceux du futur partenaire stratégique.
La prochaine étape cruciale sera la préparation de l’appel d’offres pour sélectionner ce partenaire. Le processus inclura une phase de présélection suivie d’un dialogue compétitif, avec un calendrier visant la fin de l’année 2026 pour son lancement, conditionné par l’achèvement des dossiers techniques.
Dhaouadi a également insisté sur l’importance de tirer des leçons des projets précédents pour éviter les erreurs passées, en préparant les accords nécessaires avec les administrations concernées. La dimension environnementale sera intégrée dans les études, en tenant compte de la gestion de l’eau, de la préservation de l’environnement et de la mobilité durable.
Enfin, le projet de Ben Ghayadha, qui remonte à plusieurs années, a connu des défis, notamment en matière de régularisation foncière. La signature du contrat avec MAP Group/ARLYNK marque un tournant, avec l’objectif de transformer ce site stratégique en un pôle urbain et touristique, tout en renforçant son lien avec le patrimoine historique de Mahdia.
