Saison estivale : Petites mains, petits métiers, grands ennuis.
Le ministère de l’Intérieur a dernièrement annoncé sa décision de supprimer les frais de stationnement sur les plages, rendant ainsi leur accès gratuit pour les citoyens et les vacanciers. Plusieurs jeunes, dont des filles et des garçons, s’adonnent à des petits métiers durant la saison estivale, en proposant des aliments à la vente sous un soleil intense.

L’été est toujours une période animée, où le soleil tape durant la journée et les nuits sont étouffantes. Toutefois, ce n’est pas tout. Une fois de plus, ce sont les… hors-la-loi qui se préparent le mieux pour cette saison, propice aux gains financiers.
La Presse — Les lieux stratégiques sont identifiés, les rôles sont répartis, et les chefs supervisent l’action de leurs acolytes.
Tandis que les municipalités lancent des appels à candidatures pour recruter des maîtres nageurs, ceux qui ont déjà défini leur stratégie sont prêts. Les petits véhicules sont retapés ou repeints, les brouettes sont remises en forme, et les livreurs de fricassés ou de briks se mobilisent.
Dans quelles conditions ? Il faudrait s’adresser à ceux qui osent consommer des aliments exposés à un soleil de plomb.
Accès gratuit
Récemment, le ministère de l’Intérieur a annoncé sa décision d’éliminer les frais de stationnement sur les plages, rendant ainsi leur accès gratuit pour les citoyens et les vacanciers.
Cette initiative vise à faciliter l’accès aux plages publiques, à diminuer les abus liés aux tarifs excessifs et à garantir à chacun le droit d’utiliser les installations publiques sans frais supplémentaires.
Cette décision a été largement saluée par les citoyens, considérée comme positive, notamment car elle coïncide avec la saison estivale et la hausse de la fréquentation des plages à travers le pays.
Envahissants et agressifs
En effet, dans l’affaire des «gardiens» de voitures, des abus sont à signaler. Les «gardiens» qui se multiplient et occupent le littoral sont devenus envahissants. Ils imposent le tarif du stationnement, interdisent l’accès à ceux qui refusent de payer et adoptent même un comportement menaçant.
Cependant, il existe aussi des individus discrets qui mériteraient des éloges. Des jeunes, garçons et filles, qui s’adonnent à ces petits métiers revenus à la mode chaque été, à l’instar des vendeurs ambulants qui se précipitent pour proposer des petits sandwichs à base de pain blanc, farcis de diverses garnitures.
Sous la chaleur, ou abrités sous un palmier, ils tentent de gagner de l’argent en offrant ces services. «C’est pour la rentrée scolaire. Mon frère et moi essayons d’alléger le fardeau de nos parents. Ma mère est couturière et ne gagne pas beaucoup. Mon père travaille dans une administration. Nous sommes trois enfants et les fournitures scolaires sont devenues très chères, rendant difficile de répondre aux exigences de nos enseignants».
C’est louable, mais par des températures atteignant quarante degrés et plus, sans moyen de préserver ces aliments, cela représente un danger pour le consommateur. Un peu plus loin, d’autres jeunes, une fille et un garçon, vendent des «bambalounis». Là encore, le respect de la chaîne du froid fait défaut, et le risque est présent, surtout si le vent se lève et soulève la poussière. Bien qu’il soit déjà en fin de journée, la chaleur reste forte.
Une véritable aventure
Dans une brouette usée, remplie d’eau, des bouteilles de boissons gazeuses, surmontées de quelques morceaux de glace, parcouraient le sable sous un soleil accablant, pour ravitailler les vacanciers. Cela fonctionnait, vu l’épuisement des familles qui avaient transformé leur journée à la plage en une véritable odyssée.
Une odeur de friture attirait ceux qui souffraient de la faim. Un petit véhicule à trois roues proposait des bricks à l’œuf ou à la pomme de terre. La clientèle était nombreuse.
Encourager et organiser
Ces jeunes qui renoncent à leur repos sont souvent des étudiants. Faut-il les chasser ou plutôt les encourager ? Le bon sens consisterait à interdire tout ce qui peut nuire au consommateur, surtout que les enfants ont toujours faim et soif à la plage. Plusieurs plages disposaient d’installations relativement bien équipées qu’elles mettaient en location.
Pour une raison inconnue, elles ont été fermées. Pourtant, il serait possible de promouvoir, comme cela se fait sur de nombreuses plages à l’étranger, l’installation d’infrastructures légères où l’on permettrait un stationnement sous forme de location, avec des roulottes aménagées offrant des produits bien conservés et sains.
Cela contribuerait à un meilleur respect de ces plages qui, en fin de journée, sont abandonnées dans un état désolant. En effet, tous les restes de ce que les gens ramènent sont laissés sur place, alors que les poubelles sont clairement visibles.
En fournissant tout le nécessaire pour se nourrir, on pourrait inciter ces vacanciers à acheter sur place, évitant ainsi la corvée de transporter des provisions sur leur dos.
