Tunisie

Port de Kélibia : les pêcheurs estiment la situation critique

Le port de pêche de Kélibia traverse une crise marquée par la dégradation avancée de ses infrastructures et la diminution des ressources halieutiques. Fawzi Jerbi, secrétaire général de l’Union régionale de la pêche maritime à Nabeul, a indiqué que le secteur connaît des difficultés structurelles en raison d’un manque d’équipements portuaires et de services essentiels.


Le port de pêche de Kélibia fait face à une crise caractérisée par la dégradation avancée de ses infrastructures, l’augmentation des coûts de production et la diminution des ressources halieutiques, une situation qui préoccupe vivement les professionnels du secteur ainsi que les autorités locales.

Les pêcheurs subissent une hausse continue de leurs charges, en particulier le prix du carburant et des pièces de rechange, alors que les ressources marines diminuent en raison de la pêche anarchique et des conséquences du changement climatique. Cette situation fragilise encore plus un secteur déjà sous pression.

Dans une déclaration à la radio « Diwan FM », Fawzi Jerbi, secrétaire général de l’Union régionale de la pêche maritime à Nabeul, a précisé que le secteur éprouve depuis plusieurs mois des difficultés structurelles, notamment en raison d’un manque d’équipements portuaires et de services essentiels.

Il a fait remarquer que le port de Kélibia, qui figure parmi les plus importants du pays en matière de production halieutique, souffre de défaillances accumulées au fil des ans. Les quais, très endommagés, entravent la circulation des navires et mettent en danger la sécurité des embarcations, affectant directement les conditions de travail des pêcheurs et leurs revenus.

En réponse à cette situation, les professionnels du secteur demandent aux autorités d’intervenir d’urgence pour réhabiliter les infrastructures portuaires et renforcer les dispositifs de gestion durable des ressources, en mettant en œuvre efficacement les périodes de repos biologique.

Ils réclament également un renforcement des moyens de surveillance et de secours en mer, avec la mise à disposition de vedettes de la Garde maritime et d’un hélicoptère pour les interventions d’urgence. Cette demande survient dans un contexte marqué par la disparition de six pêcheurs depuis le 24 février dernier, malgré les opérations de recherche menées par les unités de la Garde maritime et de l’armée.

Enfin, les acteurs du secteur soulignent l’importance de moderniser les systèmes de surveillance, notamment en utilisant des technologies radar pour suivre les petites embarcations et améliorer la réactivité des interventions en cas de détresse.