Tunisie

Nabeul : le rechargement sous-marin, alternative contre l’érosion littorale

L’érosion marine constitue une menace croissante pour le littoral tunisien, en particulier sur le segment s’étendant du port de Béni Khiar au port d’Hammamet Sud, sur une distance de 32 kilomètres. Dans ce contexte, l’Agence de Protection et d’Aménagement du Littoral (APAL) a récemment franchi une étape importante avec le lancement de la quatrième phase d’une étude dédiée à la protection de cette zone vulnérable.

Karim Boulifa, responsable de l’APAL à Nabeul, a partagé des informations lors d’une interview radio, précisant que cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une coopération entre la Tunisie et l’Allemagne. Les premières analyses réalisées dans le cadre de cette étude ont mis en évidence que de vastes portions de la bande côtière sont sévèrement touchées par l’érosion.

L’enquête se concentre sur les différentes couches du littoral, leurs éléments constitutifs ainsi que sur les eaux marines environnantes. Une approche innovante a été adoptée : au lieu d’extraire du sable des carrières terrestres, l’étude propose d’utiliser du sable sous-marin pour renforcer les plages. Cette méthode pourrait offrir une solution durable pour contrer les effets néfastes de l’érosion sur le littoral.