Tunisie

May Farouk au « Carthage Off » : Classiques et répertoire personnel au programme

La soirée du 1er septembre a marqué un moment fort pour les amateurs de musique au théâtre antique de Carthage, où la talentueuse May Farouk a captivé son public. La chanteuse égyptienne, vêtue d’une robe élégante aux nuances écru et doré inspirée de l’époque pharaonique, a été accueillie par une ovation chaleureuse. Ce concert, qui s’inscrit dans le cadre du « Carthage off », a attiré un large public, désireux de découvrir un répertoire varié mêlant créations personnelles et reprises de classiques.

May Farouk, qui avait déjà enchanté les spectateurs lors de son passage l’année précédente dans le cadre de la 59e édition du Festival international de Carthage, a cette fois-ci présenté un spectacle riche de deux heures et demie. Le concert, organisé en collaboration avec le ministère des Affaires culturelles, a été dirigé par le maestro Mohamed Lassoued, qui a su orchestrer les musiciens avec brio.

La chanteuse est particulièrement reconnue pour ses interprétations des œuvres d’Oum Kalthoum, une légende de la musique arabe. Bien que certains aient critiqué sa dépendance à ce répertoire, Farouk a prouvé qu’elle possède un style personnel et une sensibilité artistique unique. Son concert a ainsi été l’occasion de démontrer sa capacité à toucher le public au-delà des simples reprises.

Le spectacle a débuté avec « Men ajl aynayk », un classique d’Oum Kalthoum, suivi de « Oyoun el alb » de Najet Essaghira, qui a vu le public chanter en chœur. Farouk a ensuite présenté plusieurs de ses propres titres, dont « Aftekerlak eeh », qui a récemment gagné en popularité grâce à une version remixée utilisant l’intelligence artificielle pour recréer la voix d’Oum Kalthoum. Cette innovation a suscité un grand intérêt, et le public a été ravi de découvrir la chanson dans son intégralité interprétée par Farouk.

Parmi ses autres créations, elle a interprété « Ye chams ye mnawara ghibi », thème du feuilleton à succès « Elil we Akhrou », ainsi que « Habayebna », sortie récemment. Un moment particulièrement touchant a été sa chanson dédiée à la Tunisie, composée par Mohamed Lassoued, qu’elle a chantée pour la première fois sur scène. Les classiques arabes ont également été à l’honneur, avec des titres tels que « Tab Wana mali » de Warda et « Wehyatak ye habibi », qui ont enflammé le public.

La performance a été marquée par une ambiance conviviale, où les spectateurs se sont laissés emporter par la musique, se levant même pour danser sur les airs familiers. Les musiciens tunisiens ont également brillé, notamment grâce à un solo mémorable de violon de Samir Sghaier.

Le concert s’est conclu sur une note euphorique, avec des titres emblématiques d’Oum Kalthoum tels que « Fakarouni » et « Enta Omri », laissant le public sur une impression de magie et d’émotion. La complicité entre May Farouk et Mohamed Lassoued a été palpable, suscitant des espoirs de futures collaborations.

Le théâtre de Carthage continuera d’accueillir d’autres concerts jusqu’au 15 septembre, promettant encore de belles soirées avec des artistes tunisiens et arabes.