Tunisie

L’UE demande à l’occupant sioniste de cesser l’intimidation en Cisjordanie

L’Union européenne a réaffirmé son opposition aux violences exercées par des colons israéliens contre les Palestiniens en Cisjordanie, en appelant les autorités israéliennes à mettre un terme aux intimidations et aux tentatives de déplacement forcé des populations palestiniennes.

Dans un communiqué diffusé sur le site officiel de l’UE, Anitta Hipper, porte-parole pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, a évoqué la situation alarmante dans le village de Qusra, où des familles sont confinées chez elles depuis plus d’une semaine en raison des agressions des colons. Elle a souligné que cette escalade de violence a déjà été condamnée à plusieurs reprises par l’Union européenne.

M. Hipper a également exigé l’arrêt immédiat des actes de harcèlement, de destruction de biens et de violences physiques visant les Palestiniens, insistant sur la nécessité pour l’occupant israélien de prendre des mesures concrètes pour mettre fin à ces abus. Par ailleurs, elle a dénoncé les propos du ministre israélien Itamar Ben-Gvir sur Gaza, qualifiant son langage d’« inacceptable » et de « non tolérable ».

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a exprimé son désaccord avec le projet de colonisation « E1 », qui, selon elle, divise la Cisjordanie et compromet la possibilité d’une solution à deux États. Dans un message sur la plateforme X, elle a qualifié d’« inacceptable » la décision du gouvernement israélien d’initier des appels d’offres pour la construction de logements dans le cadre de ce projet. Elle a réaffirmé que l’UE s’oppose fermement à cette initiative, qui menace la continuité territoriale des territoires palestiniens.

Les pays européens, dont la France, l’Italie, le Royaume-Uni et l’Allemagne, ont également exhorté jeudi les autorités israéliennes à cesser l’expansion des colonies en Cisjordanie et à annuler les appels d’offres liés au projet « E1 ».

Dans un autre registre, plus de cent anciens diplomates français et britanniques ont publié une tribune dans Le Monde, appelant leurs gouvernements à agir pour faire respecter le droit international dans les territoires palestiniens. Ces anciens ambassadeurs, qui avaient reconnu l’État de Palestine en 2025, soulignent que des mesures concrètes doivent désormais être prises. Ils dénoncent la situation humanitaire catastrophique à Gaza et les violences en Cisjordanie, affirmant que « la Palestine s’efface sous nos yeux ». Ils mettent en lumière la précarité de deux millions de Palestiniens à Gaza, vivant dans des conditions déplorables, et évoquent les destructions de maisons et la violence des colons à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, qu’ils qualifient de nettoyage ethnique.

(Synthèse de médias)