Tunisie

Le déficit commercial pétrolier atteint 4,2 milliards de dinars.

Fin avril 2026, la facture énergétique de la Tunisie a augmenté de 19 % en raison des blocages potentiels dans le détroit d’Ormuz. Selon le rapport de l’Observatoire national de l’énergie et des mines publié le 18 juin 2026, le déficit de la balance commerciale énergétique a atteint 4,222 milliards de dinars, en hausse par rapport aux 3,548 milliards de dinars de l’année précédente.

Malgré une hausse du dinar par rapport au dollar, l’augmentation du prix du baril de Brent, en raison de blocages éventuels dans le détroit d’Ormuz, fait exploser la facture énergétique nationale de 19 % à la fin avril.

La facture énergétique de la Tunisie est lourdement impactée par les fluctuations de la géopolitique mondiale. D’après le dernier rapport de l’Observatoire national de l’énergie et des mines, publié le jeudi 18 juin 2026, le déficit de la balance commerciale énergétique a atteint 19 % à la fin d’avril 2026. Ce déficit s’élève désormais à 4,222 milliards de dinars, contre 3,548 milliards de dinars à la même période de l’année précédente. Cette différence s’explique par un déséquilibre des échanges, où l’augmentation de 41 % de la valeur des exportations n’a pas réussi à compenser la hausse de 23 % des importations de combustibles, qui ont coûté cher.

Les analystes de l’Observatoire soulignent que le salut commercial du secteur énergétique tunisien dépend de trois variables interconnectées : le volume réel des produits échangés, la parité entre le dinar et le dollar, et l’évolution des prix du Brent ainsi que de l’indice de référence mondial qui fixe les prix de tous les hydrocarbures achetés et vendus par le pays.

Dans un contexte de tensions à Ormuz

C’est l’évolution des marchés internationaux qui a perturbé les prévisions. En avril 2026, le prix du baril de Brent a connu une hausse marquée de 52,8 dollars par rapport à avril 2025. Cette forte augmentation est directement liée aux tensions géopolitiques dans le Moyen-Orient, notamment aux menaces sur la sécurité des routes maritimes pétrolières dans le détroit d’Ormuz.

Le budget de l’État a néanmoins bénéficié d’un léger affaiblissement monétaire. Au cours de la même période, le dinar tunisien a connu une appréciation de 4 % par rapport au dollar américain. Cette amélioration de la monnaie nationale a contribué à modérer le coût d’achat des produits pétroliers, qui sont généralement fixés en dollars, ainsi évitant ainsi un déséquilibre encore plus marqué de la balance commerciale.

R.I