
Jbel Nadhour – Ghar el melh-Raf-Raf : L’indifférence n’est plus une option.
L’incendie survenu le mardi 21 juillet 2026 dans le massif de Jbel Nadhour, situé entre Ghar El Melh et Raf Raf, a causé des ravages considérables, détruisant plusieurs hectares de forêt. Cet événement tragique ne se limite pas à une catastrophe locale; il représente un véritable appel à l’action à l’échelle nationale.
Les conséquences de cet incendie sont alarmantes : des forêts réduites en cendres, une biodiversité en péril et des sols déjà fragilisés. Face à cette situation, le silence des autorités est particulièrement troublant. Toutefois, un collectif citoyen a émergé, déterminé à agir pour la nature. Leur initiative de replanter 200 000 arbres apporte une lueur d’espoir, mais la question demeure : les citoyens peuvent-ils vraiment compenser les destructions causées par les flammes sans un soutien adéquat ?
L’État, qui a déployé des efforts pour maîtriser le feu, doit également reconnaître sa responsabilité dans cette crise. Il est impératif qu’il apporte un soutien logistique à ce collectif, notamment en fournissant des plants adaptés, un encadrement forestier ainsi que des moyens d’irrigation et de transport. Sans cette aide, l’enthousiasme des citoyens risque de se tarir.
Au-delà de l’initiative de reforestation, une stratégie de prévention des incendies s’impose. Des mesures telles que des patrouilles régulières, l’établissement de zones coupe-feu et la sensibilisation des populations sont essentielles. Replanter sans une telle prévention ne ferait que condamner nos forêts à de futurs incendies.
Il est également crucial d’envisager l’avenir. La revitalisation de Jbel Nadhour pourrait devenir un moteur de développement socioéconomique, en générant des emplois verts, en favorisant un tourisme durable et en mettant en place des programmes éducatifs pour sensibiliser les jeunes au respect de la nature. Sauver cette montagne, c’est investir dans l’avenir d’une région entière.
L’indifférence n’est plus une option. La tragédie de Jbel Nadhour doit servir de catalyseur pour une mobilisation collective à l’échelle nationale. Les citoyens ont déjà démontré leur engagement. Il appartient maintenant aux autorités de prouver leur capacité à répondre à cette crise. Protéger la nature, c’est préserver la vie.
