
Îles Kneiss : Le projet PIK pour la protection marine est abandonné
L’atelier de clôture du projet « PIK » (Préserver les îles Kneiss) a eu lieu ce mardi à Tunis, orchestré par l’Association pour la Continuité des Générations (ACG). Cette initiative, soutenue par le Programme de Microfinancements du Fonds pour l’Environnement Mondial (PMF-FEM/SGP GEF), représente une avancée significative dans la sauvegarde de la biodiversité des îles Kneiss, un archipel situé dans le golfe de Gabès, à environ 25 km au sud-est de Mahrès, dans la région de Sfax.
Les îles Kneiss sont désignées comme une zone humide d’importance internationale (RAMSAR) et ont été classées en 2001 comme Aire Spécialement Protégée d’Importance Méditerranéenne (ASPIM). Ce site est un véritable sanctuaire pour la faune, accueillant jusqu’à 330 000 oiseaux migrateurs, ce qui en fait l’un des principaux lieux d’hivernage de la région pour des espèces telles que le Bécasseau variable.
Le projet « PIK » a mis en avant des solutions basées sur la nature pour répondre aux enjeux climatiques, notamment l’élévation du niveau de la mer. Sur l’île El Bassila, des nids artificiels ont été installés, favorisant la reproduction d’oiseaux emblématiques comme la Spatule blanche, le Flamant rose et l’Huîtrier pie. Les premières observations indiquent que ces oiseaux commencent à utiliser et à améliorer ces structures, ce qui est un développement prometteur pour l’écosystème local.
En parallèle, un suivi scientifique a été effectué sur l’herbier de Zostera noltii, une plante marine rare en Méditerranée. La cartographie de cet herbier est cruciale, car il sert de nurserie pour les poissons et joue un rôle essentiel dans la stabilisation des fonds marins. De plus, des efforts ont été déployés pour réimplanter de la salicorne le long du littoral, afin de lutter contre l’érosion côtière et de stabiliser les sols.
La réussite de cette initiative repose sur une collaboration étroite entre divers acteurs, incluant la société civile, les autorités locales et des partenaires internationaux. L’ACG a ainsi collaboré avec l’Agence de Protection et d’Aménagement du Littoral (APAL), la Direction Générale des Forêts (DGF), ainsi que les gestionnaires de la réserve et The MedFund. L’expertise technique a été renforcée par l’Institut National des Sciences et Technologies de la Mer (INSTM), et les communautés locales de Ghraiba ont été activement impliquées dans la gestion durable du site.
En outre, le projet a également abordé la question de la pollution en procédant à la collecte de déchets plastiques sur les îles. La clôture de ce projet ouvre la voie à la consolidation de la future Aire Marine et Côtière Protégée (AMCP) des îles Kneiss, garantissant ainsi une protection durable pour ce patrimoine naturel unique, tant au niveau national qu’international.
