Hammadi Boubakri : « La Tunisie pourrait atteindre son autosuffisance en blé dur »
La Tunisie pourrait atteindre cette saison son autosuffisance en blé dur, a annoncé Hammadi Boubakri, membre du bureau exécutif de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP). Les superficies emblavées en céréales ont atteint environ 834 000 hectares dans le nord et 157 000 hectares dans le centre du pays, avec 70 % des cultures dans un très bon état, 25 % dans un état moyen et seulement 5 % en dessous de la moyenne.
La Tunisie pourrait atteindre cette saison son autosuffisance en blé dur, selon Hammadi Boubakri, membre du bureau exécutif de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP).
Lors d’une intervention lundi sur une radio privée, Boubakri a précisé que le pays a des besoins compris entre 12 et 15 millions de quintaux, des volumes qui pourraient être couverts en raison des indicateurs actuels, ce qui allégerait la pression sur le budget de l’État et réduirait la facture des importations.
Les résultats jugés très satisfaisants sont le fruit de pluies régulières et bien réparties tout au long de la saison, ayant un impact positif sur la croissance des cultures et l’amélioration des rendements, a-t-il souligné.
Toutefois, il a insisté sur le fait que des importations resteront nécessaires pour le blé tendre utilisé dans la fabrication du pain et de la farine, en raison d’une consommation plus élevée que la production locale, malgré l’augmentation des surfaces cultivées par rapport à la saison précédente.
Les superficies cultivées en céréales s’élèvent à environ 834 000 hectares dans le nord et 157 000 hectares dans le centre du pays. Selon les évaluations officielles, 70 % des cultures sont en très bon état, 25 % en état moyen et seulement 5 % en dessous de la moyenne, renforçant ainsi les espoirs d’une récolte pouvant atteindre près de 20 millions de quintaux.
Boubakri a également mentionné que les différents acteurs du secteur s’emploient à créer les meilleures conditions pour réussir la campagne, notamment en ce qui concerne les centres de collecte, le transport et le stockage.
Il a rappelé que le stockage reste l’un des principaux défis du système céréalier chaque année et a indiqué que les autorités compétentes ont mis en place plusieurs mesures pour accroître les capacités de stockage, en exploitant de grands entrepôts et en les préparant à accueillir la récolte attendue.
Enfin, Boubakri a appelé à une révision des prix d’acceptation des céréales afin de prendre en compte la hausse des coûts de production due à l’augmentation des prix des produits phytosanitaires et à la multiplication des traitements contre les mauvaises herbes et les maladies fongiques. Il a également suggéré d’élargir les cultures irriguées et de garantir aux agriculteurs un accès à l’eau d’irrigation à des coûts raisonnables.

