
Escalade entre Washington et Téhéran : Trump annule frappes et parle d’accord.
Des sources iraniennes et occidentales ont déclaré que les efforts en vue de parvenir à un accord préliminaire entre l’Iran et les États-Unis s’intensifiaient. Téhéran a démenti cette affirmation, indiquant n’avoir approuvé aucun texte d’accord avec les États-Unis, selon le média d’État iranien Fars.
Des sources iraniennes et occidentales ont rapporté que les négociations en vue d’un accord préliminaire entre l’Iran et les États-Unis s’accéléraient, notamment pour établir un mécanisme permettant le dégel de fonds iraniens.
Donald Trump a déclaré hier qu’il annulait les frappes prévues pour la soirée contre l’Iran après des discussions « au plus haut niveau », mentionnant même la possibilité de la « signature » d’un accord dont les « derniers points » auraient été validés selon lui.
Téhéran a démenti cette affirmation, précisant n’avoir approuvé aucun texte d’accord avec les États-Unis, selon une source anonyme du média d’État iranien. Fars a rapporté qu’« aucun texte n’a été approuvé pour un protocole d’accord initial avec les États-Unis », citant une source proche de l’équipe de négociation iranienne.
« Les États-Unis frapperont l’Iran très durement ce soir », avait indiqué plus tôt dans la journée Trump sur son réseau Truth Social, suggérant que les États-Unis pourraient tenter de contrôler des sites pétroliers et gaziers stratégiques, notamment l’île de Kharg. Il a ajouté : « D’ici peu, nous prendrons le contrôle de l’île de Kharg et de toutes ses infrastructures pétrolières, et nous contrôlerons totalement ses marchés pétroliers et gaziers », faisant allusion à la situation au Venezuela.
Ce nouvel avertissement du président américain, qui intensifie la pression pour obtenir un accord de paix avec la République islamique, fait suite à des frappes de l’armée américaine sur plusieurs cibles en Iran pendant la nuit. Ces frappes ciblaient des « sites militaires de surveillance, des systèmes de communication et des sites de défense aérienne », selon l’état-major américain.
Les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé avoir riposté en visant des cibles militaires américaines sur des bases aériennes au Koweït et à Bahreïn. Par ailleurs, la Jordanie a annoncé avoir intercepté et abattu 20 missiles tirés hier d’Iran.
L’état-major de l’armée iranienne a également menacé d’attaquer tout navire tentant de traverser le détroit d’Ormuz, pratiquement fermé depuis le début du conflit le 28 février.
Ces bombardements réciproques marquent une nouvelle escalade dans la reprise des hostilités observée ces derniers jours, menaçant de mettre fin au fragile cessez-le-feu respecté par les États-Unis et l’Iran depuis début avril.
Cependant, des sources iraniennes et occidentales ont déclaré à Reuters que les efforts en vue d’un accord préliminaire entre l’Iran et les États-Unis s’intensifiaient, notamment pour créer un mécanisme de dégel des fonds iraniens.
Les tensions régionales ont été exacerbées cette semaine par la première confrontation directe entre Israël et l’Iran depuis avril. Téhéran a accusé Israël d’avoir attaqué la capitale libanaise, Beyrouth, dimanche. L’Iran exige l’arrêt immédiat des hostilités sur tous les fronts comme condition préalable à un éventuel accord avec les États-Unis.
Malgré les avertissements de Téhéran et une trêve distincte sous l’égide de Washington pour le Liban, l’armée israélienne continue sa campagne aérienne et terrestre, présentée comme visant à neutraliser le Hezbollah.
