
Escalade entre les États-Unis et l’Iran : Trump annonce que les avoirs gelés financeront les indemnisations des navires du Golfe.
L’armée américaine a mené jeudi de nouvelles frappes contre l’Iran, marquant ainsi la treizième nuit consécutive d’opérations militaires, alors que le président américain Donald Trump a averti l’Iran et les Houthis d’une « punition militaire majeure » en réponse à des attaques survenues en mer Rouge.
Donald Trump a déclaré que toute perte ou tout dommage causé aux navires, aux cargaisons ou à tout autre bien en lien avec les attaques iraniennes dans la région du Golfe serait compensé à partir des avoirs iraniens gelés sous le contrôle des États-Unis.
Selon l’Agence France-Presse (AFP), Donald Trump a affirmé hier, dans un message publié sur sa plateforme Truth Social : « Que cette déclaration fasse office d’annonce officielle. À compter de maintenant et jusqu’à nouvel ordre, tout dommage causé aux navires, aux cargaisons ou à tout bien s’y rapportant sera indemnisé à partir des fonds iraniens détenus et contrôlés par les États-Unis ».
Cette annonce survient alors que l’armée américaine a rétabli, le 15 juillet, son blocus maritime des ports iraniens, en réponse aux attaques répétées attribuées à l’Iran contre la navigation dans le détroit d’Ormuz.
L’armée américaine a lancé jeudi de nouvelles frappes contre l’Iran pour la treizième nuit consécutive, alors que Donald Trump a menacé l’Iran et les Houthis d’une « punition militaire majeure » en réponse à des attaques menées en mer Rouge.
Les Houthis ont bloqué le détroit de Bab el-Mandeb, situé à l’extrémité sud de la mer Rouge. Cette voie est cruciale pour les livraisons énergétiques mondiales, tout comme le détroit d’Ormuz, qui est de facto bloqué par Téhéran en réaction à la campagne de bombardements initiée par les États-Unis et l’entité sioniste depuis le 28 février.
La perspective de nouvelles perturbations dans les livraisons de pétrole a entraîné une hausse des prix du brut, dépassant le seuil des 100 dollars le baril, atteignant un pic inédit en deux mois. Donald Trump a déclaré jeudi qu’il tiendrait l’Iran responsable en cas d’attaques des Houthis, après que ceux-ci ont affirmé avoir frappé deux pétroliers saoudiens.
Les médias officiels iraniens ont rapporté qu’un missile avait frappé jeudi soir l’île de Qeshm, dans le détroit d’Ormuz.
