Tunisie

Diplomatie tunisienne : Kaïs Saïed réaffirme son engagement pour la Palestine à Amman

Sous l’égide du Président Kaïs Saïed, la Tunisie place la cause palestinienne au cœur de sa diplomatie. Depuis son arrivée à la présidence, Saïed a élevé cette question au rang de priorité, affirmant un soutien indéfectible au peuple palestinien dans sa quête de droits légitimes et d’un État souverain, avec Al-Qods Al-Charif comme capitale. Cette position résonne profondément avec les aspirations du peuple tunisien, qui a toujours exprimé son soutien à la Palestine.

Le 5 août 2026, lors d’une réunion à Amman, cette politique a été mise en avant. Sur ordre du Président, le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a représenté la Tunisie au sein du Comité ministériel arabe dédié à Al-Qods. Face à l’escalade des tensions dans la Ville Sainte, la Tunisie a plaidé pour une réponse unifiée des pays arabes et musulmans afin de préserver le statut d’Al-Qods.

Dans son discours, Nafti a souligné que la question d’Al-Qods dépasse le cadre politique, en tant que symbole de coexistence pacifique des cultures et religions. Il a insisté sur la nécessité de protéger son identité, ses lieux saints, et a affirmé que la préservation de ces éléments est essentielle pour rendre justice au peuple palestinien. Le ministre a réaffirmé le soutien constant de la Tunisie à l’autodétermination palestinienne et a dénoncé les actions unilatérales qui cherchent à modifier la réalité d’Al-Qods, telles que la colonisation et les démolitions de logements.

À l’issue de son intervention, Nafti a réitéré l’engagement de la Tunisie à défendre les droits du peuple palestinien et à renforcer la coopération avec ses partenaires pour protéger Al-Qods et soutenir la résistance palestinienne, tout en œuvrant pour une paix juste et durable, respectueuse du droit international.

En parallèle, une rencontre bilatérale entre Nafti et la ministre palestinienne des Affaires étrangères, Varsen Aghabekian Shahin, a permis de réaffirmer la solidarité tunisienne envers le peuple palestinien, notamment à travers des actions concrètes comme les plaidoyers devant la Cour internationale de justice. Cette démarche a été saluée par la partie palestinienne, qui a reconnu le soutien constant de la Tunisie sous la présidence de Saïed.

Cette dynamique à Amman s’inscrit dans la continuité des efforts de Saïed sur la scène internationale. Ses interventions, qu’il s’agisse de dénoncer l’inaction mondiale ou d’appeler à la fin des agressions, témoignent de sa détermination à faire entendre la voix de la Tunisie. Il reste convaincu qu’une paix durable ne peut être atteinte sans justice pour le peuple palestinien.

À l’issue de la réunion, une déclaration commune a été adoptée, condamnant les actions israéliennes à Al-Qods. Les participants ont rejeté toute tentative de modifier le statut de la ville, affirmant qu’Al-Qods-Est doit être la capitale d’un État palestinien. Ils ont également dénoncé les provocations à la mosquée Al-Aqsa, affirmant son statut de lieu de culte musulman, tout en soutenant la gestion jordanienne de ce site.

Les participants ont mis en garde contre les conséquences d’une attaque sur ces lieux saints, appelant la communauté internationale et le Conseil de sécurité à agir pour mettre fin aux violations israéliennes. Ils ont annoncé des initiatives concrètes, telles que la création d’un mécanisme de documentation des violations et la tenue d’une réunion entre l’Organisation de la Coopération Islamique et la Ligue Arabe à l’ONU en septembre 2026.

Malgré la gravité de la situation à Gaza, l’Union européenne peine à adopter une position unifiée. Alors qu’Israël fait face à des accusations graves, les Vingt-Sept n’arrivent pas à s’accorder sur une réponse ferme, laissant ainsi le champ libre à des actions israéliennes sans entrave dans l’espace aérien de pays européens, pourtant signataires des conventions internationales.