
Crue de boue au Népal : 270 morts confirmés
Une crue dévastatrice a frappé le nord du Népal, près de la frontière chinoise, causant la mort d’au moins 270 personnes, selon un bilan mis à jour par la police népalaise jeudi. Les autorités en Chine ont également signalé trois décès sur leur territoire, dans la région du Tibet, portant le total des victimes à 273, avec plus de 1 300 personnes toujours portées disparues.
Initialement, les chiffres faisaient état de 162 morts au Népal et de trois en Chine. Ce phénomène tragique a été déclenché par l’effondrement d’un glacier, un événement si puissant qu’il a généré un tremblement de terre de magnitude 5,2, accompagné de nombreux glissements de terrain, comme l’a rapporté l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS).
Les inondations ont particulièrement touché la vallée de la rivière Trishuli, dans le district de Nuwakot, au nord de Katmandou, ainsi que la région de Bhotekoshi, à l’est de la capitale. Vingt-quatre heures après la catastrophe, les autorités népalaises ont annoncé qu’elles n’avaient pas de nouvelles concernant 823 personnes, dont 393 étrangers, selon le décompte de l’agence de gestion des situations d’urgence du pays.
Du côté chinois, les médias ont indiqué que 558 personnes, dont 260 étrangers, étaient également portées disparues après que des torrents de boue aient enseveli Gyirong Port. Les inondations et les glissements de terrain sont des événements courants durant la mousson d’été, qui s’étend de juin à septembre, dans cette région d’Asie du Sud. Les scientifiques soulignent que le changement climatique contribue à l’intensification et à la fréquence de tels désastres.
