
Agression sioniste à Gaza : le ministre de la défense évoque un déplacement des Palestiniens.
Le conflit en cours dans la bande de Gaza, qui a débuté le 7 octobre 2023, a causé des pertes humaines tragiques, avec un bilan qui s’élève désormais à 73.470 morts et 174.540 blessés, selon les dernières informations fournies par les autorités sanitaires palestiniennes.
Dans un contexte de tensions croissantes, le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a déclaré mercredi que l’État hébreu envisageait de déplacer les habitants de Gaza vers d’autres territoires, sous réserve d’une approbation des États-Unis. Katz a précisé que ce déplacement pourrait se faire « par la mer et par les airs », ajoutant que « sans cette migration, il n’existe pas de véritable solution pour Gaza ».
Cette déclaration fait écho à une proposition controversée formulée l’année dernière par l’ancien président américain Donald Trump, qui avait suggéré de « faire le ménage » en transférant les deux millions d’habitants de Gaza vers des pays voisins comme l’Égypte et la Jordanie. Bien que Trump ait été contraint de faire marche arrière face à une forte opposition, Katz affirme que l’idée n’est pas abandonnée, mais plutôt mise en discussion continue. Il a également avancé que « 80% des Gazaouis veulent partir », tout en accusant le Hamas de les en empêcher. Le gouvernement israélien, selon lui, est « organisé et prêt à les faire sortir par toutes les voies possibles ».
Katz a défendu cette mesure, qu’il présente comme une émigration volontaire, tandis que son collègue Bezalel Smotrich, ministre des Finances, a proposé d’étendre cette initiative aux Palestiniens vivant en Cisjordanie.
Il est important de noter que le déplacement forcé d’une population civile est considéré comme un crime de guerre selon le droit international. Actuellement, la majorité des habitants de Gaza sont déjà déplacés à cause des hostilités qui ravagent la région.
Concernant le bilan humain, deux Palestiniens ont été tués hier lors d’attaques israéliennes. Un jeune homme a perdu la vie dans un raid aérien à Jabalia, tandis qu’une femme a succombé à ses blessures à Deir al-Balah. Au total, depuis le début des hostilités, 1.334 martyrs ont été dénombrés depuis l’instauration d’un cessez-le-feu le 10 octobre, avec 4.429 blessés supplémentaires.
Les équipes de secours continuent de faire face à des difficultés pour atteindre plusieurs victimes encore coincées sous les décombres, ce qui souligne l’ampleur de la crise humanitaire dans la région.
