À la Galerie « Imagin », Hella ne présente pas le bleu.
Hella Louzir présente une exposition intitulée « Architecture de lumière » ce dimanche à l’Espace Imagin, comprenant une quarantaine d’œuvres à dominante bleue. Elle évoque une sensibilité à fleur de peau qui la fait pleurer quand une jarre se fêle parce que la fêlure est en elle.
Elle nous donne les clés : elle évoque une sensibilité à fleur de peau qui la fait pleurer lorsqu’une jarre se fêle, car la fêlure est en elle. Elle chante et danse pour exorciser ces instants et retrouver sa sérénité. Elle parle d’architecture, de lumière, et nous promet un univers lumineux.
La Presse — La rencontre avec Hella Louzir est empreinte d’empathie douce, mais aussi de léger trouble. Cette jeune femme au regard transparent appartient-elle vraiment à notre monde ? Bien sûr, elle est présente, répond à nos questions, partage son parcours d’architecte, sa passion pour le Feng Shui, son addiction à l’univers liquide, sa couleur mentale, qui est incontestablement le bleu. Cependant, un léger brouillard flotte entre elle et nous, un voile subtil et aérien qui laisse entendre qu’il existe une clé, un interstice par lequel il faut passer pour vraiment l’atteindre.
Elle n’est pas réticente à se dévoiler. Hella nous transmet des codes : elle parle d’une sensibilité à fleur de peau, de pleurs provoqués par une jarre qui se fêle, symbolisant une fêlure en elle. Elle chante et danse pour chasser ces moments et retrouver sa paix intérieure. Elle discute d’architecture de lumière et nous offre la promesse d’un univers éclatant. Il nous revient toutefois de découvrir le portail, d’entrer dans cet univers médiumnique, de saisir cette vibration esthétique qu’elle exprime à travers ses œuvres. C’est à nous de nous plonger dans le bleu de Hella, sa couleur mentale, un accès à l’invisible pour elle.
Lors de l’exposition qu’elle présente ce dimanche à l’Espace Imagin, intitulée “Architecture de lumière”, une quarantaine d’œuvres dominées par le bleu constituent une quête spirituelle. L’artiste, travaillant au couteau, laisse apparaître de manière totalement inconsciente des personnages, des messages et des formes inattendues provenant d’un univers parallèle, celui même que l’on sentait surgir dans la conscience de l’artiste.
Pour elle, matière et lumière s’harmonisent en dehors de la conscience de l’artiste, qui n’est alors que le médiateur d’un autre univers, résonance d’une autre dimension.
Le choix de Carthage pour cette exposition n’est pas anodin. Pour les âmes sensibles et les consciences aiguisées, là se font entendre les échos de civilisations anciennes, des récits millénaires et des univers intemporels.
Hella Louzir s’est aujourd’hui immergée dans cette architecture de lumière, dans cette couleur mentale, et elle nous invite à la rejoindre.

