Tunisie

22e édition du « Tunisia Investment Forum » : entreprises tunisiennes et marchés internationaux

Les responsables de la Banque africaine de développement et de la Banque mondiale ont appelé à un meilleur accès à l’information et à un développement de partenariats pour accroître la participation tunisienne aux grands projets internationaux. Hadja Tine, chargée de programme en chef à la Banque africaine de développement en Tunisie, a indiqué que « l’information constitue la principale barrière à lever » pour permettre aux entreprises tunisiennes d’accéder aux opportunités offertes par ces institutions.


Les entreprises tunisiennes ont de nombreuses possibilités de remporter des contrats financés par la Banque africaine de développement et la Banque mondiale. Lors d’un séminaire, les responsables de ces institutions ont souligné l’importance d’un meilleur accès à l’information, du développement de partenariats entre entreprises et d’une préparation adéquate aux appels d’offres, afin d’augmenter la participation tunisienne aux grands projets internationaux.

Actuellement, l’environnement vise à renforcer l’intégration des entreprises tunisiennes dans les chaînes de valeur des institutions financières internationales. Un séminaire a permis de mettre en avant les opportunités que représentent les projets financés par la Banque africaine de développement et la Banque mondiale.

Il a été souligné qu’il est nécessaire de mieux structurer l’accès à l’information, de renforcer les capacités des entreprises à se positionner et de favoriser des partenariats. Cela leur permettrait de répondre aux normes des marchés internationaux et de s’engager dans des projets d’envergure.

Hadja Tine, chargée de programme en chef à la Banque africaine de développement en Tunisie, a expliqué que cette rencontre avait pour ambition de passer d’une participation occasionnelle des entreprises tunisiennes à une présence organisée et compétitive sur les marchés soutenus par ces institutions.

Elle a mis en avant plusieurs enseignements tirés des discussions. Le premier est que l’accès à l’information est la principale barrière à surmonter. De nombreuses opportunités sont présentes, mais il est essentiel de les connaître à temps, de comprendre les règles et de savoir où les trouver. Les présentations sur les procédures d’appel d’offres des deux institutions, les calendriers des projets et les voies d’accès à l’information ont apporté des réponses concrètes à cette problématique.

Le second enseignement repose sur le fait que le partenariat est souvent la solution. Plusieurs participants ont noté que de nombreuses entreprises tunisiennes, seules, n’atteignent pas le seuil de qualification pour certains marchés. En se regroupant, en créant des coentreprises ou des alliances avec des partenaires régionaux, elles peuvent élargir leur portée. Cela représente l’une des voies les plus rapides pour accéder à des projets significatifs. Un séminaire doit provoquer des actions concrètes.

Du côté des institutions, l’engagement est de rendre l’information plus accessible et plus régulière, en particulier sur les projets en préparation, les avis d’appel d’offres et les règles en vigueur. Pour les entreprises, le défi est de transformer les échanges en actions concrètes : suivre les opportunités, se préparer en amont, améliorer la qualité technique et financière des offres, et développer des partenariats pour viser plus grand.

Entre les institutions financières, les autorités publiques, les fédérations professionnelles et les entreprises, il est également crucial de maintenir un dialogue ouvert. Ce séminaire est le début d’une collaboration plus étroite et plus régulière.

Elle a enfin remercié « Fipa-Tunisia », l’Utica et les fédérations professionnelles pour leur mobilisation, ainsi que la Banque mondiale pour ce partenariat qui donne sens à cette démarche. Elle a également exprimé sa gratitude envers les participants pour leur engagement. À l’ouverture, la directrice générale adjointe avait rappelé que le potentiel, les compétences et les opportunités existent, et qu’il est nécessaire de mieux les relier. « Je crois que nous avons commencé à le faire », a-t-elle affirmé.

En conclusion, il est désormais question de transformer ces échanges en offres, en marchés remportés et en projets réalisés, au bénéfice des entreprises tunisiennes, de leurs employés, ainsi que pour le développement de la Tunisie et du continent africain. Le Groupe de la Banque africaine de développement continuera de soutenir les acteurs concernés dans cette démarche.