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Wembanyama chez des moines Shaolin : une retraite avec des chocs.

Maître Yan’an a dit à Victor Wembanyama : « Si tu veux devenir un grand joueur, tu dois faire des choses que les autres ne peuvent pas faire. » Lors de son stage au temple Shaolin en Chine l’été dernier, Wembanyama se réveillait à 4h30 chaque matin et effectuait des exercises physiques pour développer son équilibre et son endurance.


« Si tu veux devenir un grand joueur, tu dois faire des choses que les autres ne peuvent pas faire. » C’est ce qu’a exprimé Maître Yan’an à Victor Wembanyama lors de sa visite au temple Shaolin de la province de Hainan, en Chine, l’été dernier. Le moine a partagé les détails de ce stage emblématique réalisé par la star des San Antonio Spurs dans un entretien avec ESPN.

Wembanyama dormait sur trois lits simples, assemblés les uns à côté des autres, et se levait à 4h30 chaque matin. Il courait dans les forêts entourant le monastère et réalisait des exercices physiques, tels que des sauts et des sprints, pour améliorer son équilibre et son endurance.

Il a également pratiqué des randonnées nocturnes en montagne. « Il n’y avait aucune lumière nulle part. On ne voit rien. La seule façon d’avancer est d’avancer pas à pas. Écoutez votre respiration et écoutez votre cœur. Ressentez chaque pas avec votre pied. Utilisez votre conscience », déclare Maître Yan’an. C’était un moment de sérénité et de concentration, bien que le basketteur « se soit cogné la tête contre certains arbres le long du chemin ».

### Quatre heures et demie à dribbler

Le moine a proposé un défi supplémentaire au vice-champion olympique : dribbler tout le long d’un chemin en montagne, en traversant des ponts suspendus, des forêts et des falaises. Wembanyama a réalisé cet exploit en quatre heures et demie, alors qu’une personne ordinaire mettrait généralement entre sept et huit heures.

« Le talent ne suffit pas. Il faut aussi travailler dur. Victor possède les deux. Il travaille dur et il a du talent », indique Maître Yan’an. Les journées de Wembanyama étaient également ponctuées par des méditations en compagnie des autres moines. Le joueur, parfois, restait assis pendant 90 minutes, en silence.

« Je savais qu’il en était capable. Car lorsqu’il s’entraîne, il essaie toujours encore et encore jusqu’à ce qu’il soit le meilleur », souligne son mentor. C’est peut-être ce qui a permis à Wembanyama de rester calme face au bouledogue Isaiah Hartenstein.