Airbus et Air France condamnés en appel pour le crash de 2009 du Rio-Paris
Les deux sociétés ont été condamnées à une amende de 225.000 euros pour un crash ayant causé 228 morts. Le transporteur Air France a été déclaré coupable de ne pas avoir mis en œuvre une formation des pilotes adaptée aux situations de givrage des sondes Pitot.
Les deux entreprises, auparavant relaxées en première instance et se défendant de toute responsabilité pénale, ont été condamnées à l’amende maximale de 225 000 euros à la suite d’un crash ayant entraîné la mort de 228 personnes. Cette condamnation est essentiellement symbolique mais nuit à l’image des deux sociétés.
Le transporteur Air France a été reconnu coupable de ne pas avoir mis en place une formation adéquate pour les pilotes concernant les situations de givrage des sondes Pitot, instruments mesurant la vitesse de l’avion à l’extérieur. La compagnie a toujours démenti ces accusations.
Pour sa part, Airbus est critiqué par la justice pour avoir minimisé la gravité des défaillances des sondes anémométriques et pour ne pas avoir pris suffisamment de mesures pour informer d’urgence les compagnies aériennes utilisant ces équipements. Le constructeur conteste également ces reproches.
Après avoir demandé et obtenu la relaxe de la compagnie aérienne et du constructeur lors du premier procès, le ministère public a changé de position à l’issue des deux mois de procès en appel à l’automne, demandant leur condamnation. Ce crash est devenu tristement célèbre grâce à la photo de la dérive tricolore flottant au milieu de l’océan Atlantique.
« Rien n’est venu, aucune parole de réconfort sincère. C’est une défense en granit. Un seul mot résume tout ce cirque : l’indécence », ont dénoncé les deux avocats généraux dans leur réquisitoire fin novembre. « Seize années pour venir raconter n’importe quoi et nous sortir des arguments de la manche ou du chapeau, c’est inadmissible de la part d’une compagnie. »

