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Tour de France 2026 : Pogaçar et Vingegaard contrôlés la nuit pour « soupçons graves » ?

Tadej Pogaçar et Jonas Vingegaard ont été contrôlés dans la nuit de samedi à dimanche, Pogaçar à 5h du matin et Vingegaard à 2h. L’an passé, l’Agence de contrôles internationale (ITA) avait prélevé plus de 600 échantillons sanguins et urinaires pendant l’épreuve.


Tadej Pogaçar et Jonas Vingegaard ne se distinguent pas seulement par leurs performances exceptionnelles sur le Tour (quatre victoires pour le premier, deux pour le second), mais aussi par le fait qu’ils sont particulièrement surveillés par les agences antidopage internationales. D’après des informations du Parisien, le leader de la course et son poursuivant ont tous deux subi des contrôles durant la nuit de samedi à dimanche, alors qu’ils cherchaient à se reposer entre deux étapes montagneuses.

Vingegaard a été réveillé à 2h du matin, tandis que Pogaçar a été contrôlé à 5h, sans possibilité de se rendormir. Bien que ce type de contrôle soit parfaitement légal, les équipes des deux coureurs ont exprimé leur agacement face aux contrôleurs, alors que la santé des coureurs a été mise à rude épreuve cette année en raison des températures extrêmes durant certaines étapes.

« J’ai dormi 4 heures cette nuit. C’était (le contrôle, ndlr) à 5 heures du matin. Je me couche toujours tard. Ça a été un gros choc pour moi de n’avoir que 4 heures de sommeil », a déclaré le Slovène, qui doit régulièrement passer des tests en tant que maillot jaune. « Je n’ai pas réussi à me rendormir, donc je me détendais, j’écoutais quelques vieux tubes d’Eminem. Et je faisais des cafés. Ce n’était vraiment pas agréable de se réveiller en plein milieu de doux rêves », a-t-il ajouté en gardant un ton apparemment de bonne humeur.

Pour Vingegaard, le contrôle a eu lieu à 2 heures du matin. « Je pensais qu’ils n’avaient pas le droit, mais apparemment si », a-t-il continué, estimant qu’il lui a fallu « 40 minutes pour se rendormir ». « Je me sens bien même si je n’ai pas très bien dormi. Je pense que c’est bien de nous tester, mais pas lorsque cela affecte nos performances ou notre sommeil. Tester à 2 heures du matin, ça dépasse les bornes à mon avis », a-t-il conclu.

L’an dernier, le Monde avait rapporté que l’Agence de contrôles internationale (ITA) avait prélevé plus de 600 échantillons sanguins et urinaires durant l’épreuve. Dans un podcast, Valentin Madouas, qui a terminé 21e au général à Paris, avait expliqué le fonctionnement des contrôles : « Ils ont dû venir quatre fois, à peu près, pour moi. En gros, des fois ils te réveillent à 7 heures. Tu entends frapper, tu te demandes ce que c’est. Après, aux arrivées d’étapes, les vainqueurs d’étape et le maillot sont directement au contrôle. Pogacar, il fait des contrôles tous les jours. Il a fait plus de 20 contrôles je pense. Il a l’habitude maintenant. Il rentre et ressort directement. »

Les journalistes du Monde avaient également précisé qu’aucun contrôle nocturne n’avait été mené en 2025. Selon l’article L232-14-1 du code du sport, de tels contrôles ne peuvent être réalisés qu’en cas de « soupçons graves et concordants que le sportif a contrevenu ou va contrevenir aux dispositions prévues et un risque de disparition de preuves ». Les contrôles doivent être effectués « dans des conditions garantissant une stricte proportionnalité entre les atteintes portées aux droits du sportif et les enjeux de la lutte contre le dopage en termes de loyauté des compétitions et de protection de sa santé ».