
Tennis : Lois Boisson exprime son ras-le-bol des blessures et de l’injustice
Après sa défaite au premier tour lors de son retour à Roland-Garros en mai, Lois Boisson espérait que son corps lui laisserait enfin un répit, après des mois de problèmes physiques qui avaient terni son année suivant son parcours exceptionnel à Porte d’Auteuil. Malheureusement, ses espoirs n’ont pas été réalisés.
Suite au tournoi parisien, elle a eu du mal à enchaîner les compétitions. Elle a subi une défaite au premier tour à S’Hertogenbosch, une autre à Wimbledon, puis plus rien. Son genou a de nouveau posé problème, entraînant un fort « sentiment d’injustice », comme elle l’a exprimé mercredi soir sur son compte Instagram.
Retombée à la 292e place mondiale, dans une saison où elle n’a pu disputer que huit matchs (pour une seule victoire), Lois Boisson a expliqué la nature de son nouveau souci et a exprimé son ras-le-bol : « J’ai fait une mauvaise chute durant mon match à Wimbledon, ce qui a provoqué l’hyperextension d’un genou. Rien de grave, heureusement, mais j’ai eu besoin de quelques semaines de récupération. Ces deux dernières années, j’ai passé plus de temps en rééducation que sur un court de tennis, 18 mois de rééducation sur les 26 derniers. Ça a été dur, surtout mentalement. Il y a eu des moments d’angoisse et de doute, et surtout ce sentiment d’injustice qui t’envahit quand tu sais comment tout s’est passé, et à quel point j’ai fait preuve de discipline et d’engagement jour après jour… Tellement de jours à me poser la question : Pourquoi ? Puis j’ai compris que peut-être il n’y avait pas de réponse. »
Sur une note plus optimiste, la Française a laissé entendre qu’elle serait de retour sur les courts pour le Masters 1000 de Toronto, début août. Ces journées loin des terrains l’ont en tout cas amenée à réfléchir. « Peut-être que ça fait simplement partie de mon parcours, du chemin que je dois parcourir, pour me battre, pour continuer à aller de l’avant et poursuivre ce rêve, a-t-elle conclu. Le meilleur est à venir. » Bien que les derniers mois aient été éprouvants, la Dijonnaise n’a que 23 ans.
