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Strasbourg : Un ancien champion du monde face à une accusation de meurtre

Un homme de 39 ans, ancien champion du monde de canne de combat, est jugé depuis mardi devant la cour d’assises du Bas-Rhin pour le meurtre de son ancienne compagne, qui a été étranglée à son domicile à Strasbourg en 2022. Le verdict est attendu vendredi.


Un homme de 39 ans, ancien champion du monde de canne de combat, est actuellement jugé devant la cour d’assises du Bas-Rhin pour le meurtre de son ancienne compagne. La victime, étranglée dans son appartement à Strasbourg, a été retrouvée sans vie en 2022. L’accusé, plusieurs fois champion dans ce sport de combat utilisant un bâton, risque la réclusion à perpétuité. L’AFP a choisi de ne pas divulguer son identité afin de préserver l’anonymat de leur enfant commun.

Le 9 juillet 2022, la jeune femme âgée de 28 ans a été découverte morte, allongée à plat ventre dans la salle de bains de son appartement, la tête positionnée contre les toilettes. Le médecin légiste a établi que le décès était dû à une strangulation, excluant la thèse de l’accident.

L’ex-compagnon de la victime, qui devait récupérer leur fille de 4 ans pour le week-end, avait soutenu ne pas l’avoir vue depuis le week-end précédent. Pourtant, le 8 juillet au soir, des voisins avaient remarqué un homme attendre près de l’immeuble avant d’entrer avec la victime. L’accusé a également déclaré aux enquêteurs qu’il n’avait pas quitté son domicile cette soirée-là en raison d’un Covid-19, une version corroborée par sa nouvelle compagne, une élève de son club. Cette dernière est à présent jugée pour faux témoignage et risque sept ans d’emprisonnement.

Lors de l’instruction, l’homme a été identifié grâce à son profil génétique, retrouvé sur le sac à dos et le tee-shirt blanc de la victime, portant l’inscription « maman poule ». En janvier 2023, lui et sa nouvelle compagne ont été interpellés. Au cours de l’instruction, il a fini par admettre s’être rendu chez son ex pour discuter de son comportement envers leur fille, laquelle, selon lui, revenait affamée et fatiguée de chez sa mère, se plaignant de mauvais traitements.

Selon sa version, la conversation a dégénéré et il lui a donné une forte gifle, entraînant un choc de sa tête contre le mur. Il a ensuite étranglé la jeune femme et déplacé son corps dans la salle de bains pour simuler un accident. Sa théorie, selon laquelle la mère était violente envers leur fille, « n’a pu être vérifiée par aucun élément », a indiqué une enquêtrice devant la cour mardi.

Elle a en revanche précisé qu’après le décès de son ex, le sportif et sa compagne avaient mené « leur meilleure vie », la jeune femme tombant enceinte quelques temps après. L’accusé n’a jamais vu ce garçon, né après son incarcération. Le verdict est attendu pour vendredi.