
Mehdi Benatia critique la médiocrité « bien ancrée » à l’OM
Mehdi Benatia n’a pas mâché ses mots lors de son entretien accordé à France Football, où il a évoqué son départ de l’Olympique de Marseille et les défis auxquels le club fait face. L’ancien directeur du football a exprimé sa profonde tristesse suite à une saison marquée par une non-qualification en Ligue des champions, mais il n’a pas hésité à pointer du doigt des problèmes systémiques au sein de l’institution marseillaise.
Il a dénoncé une culture de la médiocrité qui, selon lui, perdure au sein du club. « [La médiocrité] est encore présente. Pas comme avant, mais elle est malheureusement bien ancrée. J’ai demandé qu’on applique ce que j’avais vu en Italie, en Allemagne, de la discipline sur des principes de vie, des horaires. Mais [La Commanderie] est tellement remplie de médiocrité. […] J’espère que les gens en poste ont cette envie d’assainir. Avec Génésio, ils ont ramené un très bon coach. Greg (Lorenzini, nouveau directeur sportif) a prouvé à Brest », a-t-il déclaré.
Benatia a également abordé la question des difficultés financières du club. Il a pris soin de préciser qu’il n’était pas responsable de la situation actuelle. « Mais pour ceux qui sont contents d’écrire que c’est Benatia qui a laissé l’OM dans cette situation financière, avec 15 joueurs sur 23 à vendre, j’y suis pour quoi ? Les 35 mouvements par mercato, ça existait avant mon arrivée. Donc c’est facile. Les soucis financiers, je les ai découverts en janvier, au Koweït », a-t-il affirmé, soulignant que les problèmes étaient déjà présents avant son mandat.
Bruno Génésio, le nouvel entraîneur, se retrouve lui aussi face à ces défis. Selon certaines sources, il s’inquiéterait de la situation actuelle, notamment en raison du nombre important de départs et du faible nombre d’arrivées. La capacité de l’entraîneur à maintenir l’OM à flot dans ces conditions reste à voir.
Enfin, Benatia a conclu en affirmant qu’il ne se laisserait pas acheter : « Pas besoin d’acheter mon silence, ce que j’ai à dire coûte trop cher », a-t-il déclaré, laissant entendre que les vérités qu’il a à partager sont bien plus précieuses que ce que certains pourraient imaginer.
