
JO d’hiver 2030 : Oudéa-Castera alerte sur la gouvernance, « des talents essentiels quittent le navire »
Plus le temps passe, plus la gouvernance des JO d’hiver 2030 en France semble s’enliser dans une impasse. Cette situation incite la présidente du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), Amélie Oudéa-Castéra, à tirer la sonnette d’alarme dans un entretien accordé à la Tribune dimanche.
Alors que les parties prenantes des JO 2030 ont décidé de reporter à la rentrée les décisions concernant l’évolution de la gouvernance, l’ancienne ministre des Sports exprime ses inquiétudes : « si on n’a pas un pilotage fiable et efficace de l’organisation, avec des équipes qui se sentent bien et que l’on met en mesure de livrer ensemble un effort intense dans la durée, on ne réussira pas ».
« Le projet a avancé et ses fondamentaux sont bons. Mais malgré cela, on se retrouve de nouveau confrontés à des problèmes de gouvernance. On ne peut plus se le permettre », déclare la présidente du CNOSF, qui ne ménage pas le président du Comité d’organisation (Cojop), Edgar Grospiron.
« Les engagements pris n’ont pas tous été mis en œuvre. C’est un fait. Des collaborateurs qui devaient prendre du champ sont maintenus dans des rôles clés. À l’inverse, des talents essentiels quittent le navire. C’est problématique, d’autant que d’autres démissions menacent », insiste encore Amélie Oudéa-Castéra. Le Cojop a été secoué ces derniers mois par des départs successifs, dont celui en février du directeur général Cyril Linette, en raison de « désaccords insurmontables » avec Edgar Grospiron.
