
Hand – Mondial dames U18 en Roumanie : La Tunisie 20e, un potentiel sous-exploité
L’équipe féminine tunisienne des moins de 18 ans a achevé sa participation à la Coupe du monde en Roumanie, se classant à la 20e place. Cette performance, qui ne satisfait pas tout le monde, a suscité des réactions vives sur les réseaux sociaux, certains appelant à un changement d’entraîneur. Sous la direction d’Abdelmajid Gueddour, l’équipe a bénéficié de quatre années de préparation, mais a fait face à une concurrence plus forte.
Il est important de rappeler que la Fédération tunisienne de handball (FTHB) dispose d’un directeur technique national, dont le rôle est d’évaluer les performances en collaboration avec le sélectionneur. Si un changement s’avère nécessaire, ce sera à la fédération de prendre une décision sur la base des recommandations du DTN. Les décisions impulsives n’ont généralement pas conduit à des résultats positifs. L’équipe a fait preuve d’application, affrontant des adversaires parmi les meilleures nations de handball. Avec quelques tournois supplémentaires, ces joueuses auraient pu améliorer leur niveau. La progression dans le sport collectif nécessite du temps pour transformer des talents individuels en une équipe cohérente.
Il est essentiel de conserver cette équipe, car plusieurs de ses membres pourraient bientôt passer à la catégorie supérieure. De nouvelles joueuses prometteuses émergent également, renforçant ainsi l’effectif. Plutôt que de chercher à opérer des changements radicaux, il serait plus judicieux de se concentrer sur le renforcement et l’amélioration continue.
La sélection U18, comme toutes les équipes de jeunes, est confrontée aux défis liés aux horaires scolaires de ses joueuses. Les programmes éducatifs actuels ne permettent pas d’adapter les emplois du temps pour faciliter les entraînements. Les responsables de la formation ne peuvent pas agir efficacement si les exigences d’entraînement nécessitent des dérogations. Les autorisations sont souvent difficiles à obtenir, entravant le développement des athlètes. Des champions du monde ont même été renvoyés de leurs établissements scolaires en raison de ces contraintes.
Pour rivaliser avec d’autres nations, il est impératif d’établir une organisation sociale adaptée et une législation sportive qui soutienne nos jeunes athlètes. Seules des mesures concrètes permettront d’améliorer la situation et de favoriser l’épanouissement des talents.
