
France – Angleterre : Les Bleus ne ratent pas leur der’ pour Deschamps
Le match France-Angleterre s’est terminé sur un score de 6-4, avec un total de dix buts marqués en un peu plus de 90 minutes. Adrien Rabiot a déclaré : « On est entrés de manière assez honteuse dans cette première mi-temps. »
Bravo aux Anglais pour leur titre de champion du monde. Un match de dimanche soir opposant l’Espagne à l’Argentine est en approche. Bon courage aux deux équipes pour essayer d’égaler le France-Angleterre, surnommé par certains le match des perdants, qui restera indéniablement comme la plus belle rencontre de cette Coupe du monde 2026, avec pas moins de dix buts inscrits en un peu plus de 90 minutes (4-6).
Les amateurs de tactique et d’équilibre, comme l’ex-sélectionneur Didier Deschamps, pourraient bien s’arracher les cheveux devant le replay, mais ceux qui recherchaient du divertissement ont été comblés. Tout avait pourtant mal commencé pour l’équipe de France, qui était menée 4-0 à la mi-temps après avoir présenté le pire visage du football.
Les Bleus, complètement amorphes, ont laissé des espaces énormes aux Anglais, qui ont su en profiter. Declan Rice a ouvert le score en tirant après avoir été abandonné par la défense française, trompant un Mike Maignan en très mauvaise posture. Le deuxième but, marqué de la tête par Konsa sur corner, est arrivé quelques instants après, faisant craindre une véritable humiliation pour les vice-champions du monde.
Cette peur s’est confirmée avec deux nouveaux buts encaissés, dont un en contre-attaque, alors que cinq joueurs français semblaient distraits au milieu du terrain. À la pause, l’humiliation était totale, les Français choisissant de quitter le match, pensant que la suite serait du même acabit. Certains ont même envisagé de se tourner vers d’autres programmes.
Cependant, à la reprise, probablement piqués dans leur fierté, les joueurs sont revenus totalement transformés. Didier Deschamps a décidé de changer une grande partie de son équipe à la mi-temps, renvoyant Cherki, Doué, Konaté et Théo Hernandez sur le banc pour faire place à Barcola, Dembélé, Upamecano et Lucas Digne. « J’aurais pu en changer huit à la mi-temps, mais j’en ai déjà changé pas mal, a-t-il déclaré après le match. C’est bien que l’équipe ait eu cette réaction. »
Sur son premier ballon, Dayot Upamecano a récupéré le ballon avant de lancer Ousmane Dembélé, dont la passe en retrait a ouvert les possibilités. Dembélé a ensuite trouvé Mbappé, qui a redonné de l’espoir aux supporters avec un plat du pied gauche bien placé. Ce moment a marqué le début d’une intense offensive française, avec des mouvements qui ont mis à mal la défense anglaise. Dans la foulée, Barcola, servi en profondeur par Mbappé, a réduit le score (2-4).
Après le troisième but de Mbappé (3-4, 66e minute), il semblait que les Anglais allaient subir une nouvelle humiliation, mais Olise a gâché deux occasions importantes. Sur une rapide contre-attaque anglaise, Gusto a commis une faute sur Spencer, et Saka a marqué sur penalty.
Pourtant, le suspense n’était pas fini. Dembélé a relancé les espoirs à deux minutes de la fin avec une superbe frappe enroulée dans le petit filet opposé (4-5, 95e minute). Les supporters attendaient une égalisation qui ne viendra pas, Rabiot perdant le ballon, permettant à Bellingham d’offrir la victoire à son équipe (6-4), laissant les Bleus avec des regrets. Ils n’ont pas montré ce potentiel de jeu fou lorsque cela comptait vraiment, quelques jours plus tôt en demi-finale contre l’Espagne.
Interrogé par M6, Adrien Rabiot, qui avait été le meilleur Français face à l’Espagne malgré son remplaçement à la mi-temps, a critiqué la première période indigne des siens contre les Anglais. « On est entrés de manière assez honteuse dans cette première mi-temps. J’ai vu des comportements de certains joueurs que je n’avais jamais vus jusqu’ici. On s’est parlé à la mi-temps, on s’est dit qu’il fallait un peu d’orgueil, et ça a été nettement mieux en seconde période car, sur la première, certains comportements étaient inadmissibles. »
Cette équipe a prouvé en deuxième période qu’elle avait les capacités et le caractère pour rivaliser avec n’importe quel adversaire, à condition de ne pas céder à un complexe d’infériorité. Au final, l’histoire retiendra que l’aventure de Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France s’est conclue par deux défaites consécutives, mais il est préférable de se souvenir de ces 45 dernières minutes d’intensité qui ont montré tout ce que cette équipe avait à offrir en termes d’émotions. Il faudra s’appuyer sur ces éléments pour avancer en septembre, avec un certain Divin Chauve aux commandes.
