Sport

FIFA : Arsène Wenger se désolidarise de Gianni Infantino, de plus en plus isolé

Gianni Infantino se retrouve dans une situation délicate au sein de la FIFA. Mardi, Arsène Wenger, qui a été un allié proche du président de la FIFA ces dernières années, a publiquement désavoué Infantino dans un communiqué. Selon Wenger, le retrait du projet d’ouverture aux investisseurs privés était « absolument nécessaire ». En tant que directeur du développement du football mondial à la FIFA depuis 2019, Wenger affirme sa conviction en une FIFA indépendante, engagée envers le football avec transparence et intégrité, un principe qui semble en contradiction avec les événements récents. L’ancien entraîneur d’Arsenal a précisé qu’il n’était pas impliqué dans ce projet, dont il a pris connaissance par les médias.

La controverse ne s’arrête pas là. D’autres membres de la FIFA ont également exprimé leur mécontentement face à l’initiative de Gianni Infantino. Dans un courriel adressé aux employés de l’organisation, le secrétaire général Mattias Grafström a évoqué « une série d’événements tristes et condamnables » qui ont conduit à l’abandon définitif du projet. Cette réaction témoigne d’un climat de tension au sein de l’instance dirigeante du football mondial.

La situation s’est aggravée avec la démission de Carlos Cordeiro, conseiller principal d’Infantino, qui a clairement exprimé son opposition « catégorique » au projet. Actuellement, Infantino est le seul candidat déclaré pour sa réélection, prévue en mars 2027. Cependant, son soutien semble s’effriter, avec quatre fédérations européennes – la Finlande, le pays de Galles, la Serbie et la Suède – qui ont retiré leur appui au président sortant.