Coupe du monde 2026 : Le Brésil ne laisse aucune chance au Japon.
Le Brésil s’est qualifié pour les 8es de finale ce lundi en battant le Japon 2-1 grâce à un but de Martinelli à la 96e minute. Casemiro a été désigné homme du match et a « félicité » son équipe pour son « calme et sa sérénité » après la rencontre.

De notre envoyé spécial à Houston,
Le Brésil a réussi à se qualifier pour les 8es de finale ce lundi en battant le Japon 2-1, grâce à un but de Martinelli inscrit dans les derniers instants du temps additionnel. Cependant, l’équipe de Carlo Ancelotti n’a pas su émerveiller ses supporters, qui avaient pourtant fait le déplacement en grand nombre dans ce superbe stade (climatisé) de Houston.
Les supporters brésiliens semblaient aussi peu engagés que leur équipe durant la rencontre, contrairement aux quelque deux mille fans japonais dont l’enthousiasme a mis la Seleçao dans l’embarras, avec quelques sueurs froides à la clé. Cela n’était pas dû à la chaleur texane ni à l’humidité ambiante qui vous colle à la peau.
Brésil, Brésil, où es-tu ? Qu’est devenu ton football de rue ?
Après une première demi-heure totalement apathique, avec un milieu de terrain inactif et une attaque sans inspiration, le Brésil semblait très loin de ses glorieux prédécesseurs. Ces joueurs jouaient comme s’ils reproduisaient un football formaté, à des années-lumière du jeu instinctif né sur les pavés de Rio et São Paulo.
Comprenant qu’ils pouvaient profiter d’une opportunité, les Japonais, bien organisés défensivement jusque-là, ont commencé à attaquer. Kaishu Sano a ouvert le score d’une frappe soudaine, suite à une perte de balle de Danilo dans le camp brésilien. Ce but aurait pu toucher l’ego de l’équipe de « Carletto », mais ce ne fut pas le cas jusqu’à la mi-temps. C’est à ce moment-là que les coéquipiers de Vinicius ont reconnu que le tikitaka n’était pas leur fort et ont commencé à balancer des centres comme une équipe dans la lutte pour le maintien en Championship.
Et le pire, c’est que ça fonctionne…
Il faut cependant reconnaître à l’ancien entraîneur du PSG la lucidité de dire que son équipe n’est pas la plus douée de l’histoire pour séduire par le jeu. Il a admis que la solution devait passer par des longs ballons. En conférence de presse, Ancelotti a exprimé : « À la mi-temps, je leur ai dit de ne pas perdre patience, parce qu’on allait marquer. Tôt ou tard, on allait marquer, c’était sûr. L’important, c’était de garder notre équilibre pour ne pas nous compliquer la tâche. Et l’équipe l’a très bien fait. » Toutefois, il est à noter que le terrain ne trompe pas, et les observateurs ont bien vu la réalité du jeu.
Il a finalement pris conscience que « le plan de la première période, qui consistait à trouver plus d’espaces dans l’axe, n’a pas bien fonctionné à cause de la défense japonaise » et qu’il fallait changer pour mettre plus de danger dans la surface, avec plus de centres. Après deux tentatives infructueuses de la tête de Guimarães et de Casemiro sur des centres de Danilo, la troisième tentative fut la bonne. Le tir de Gabriel a été déposé sur la tête de Casemiro au second poteau, que Suzuki n’a pas pu arrêter. L’action brillante de Vinicius, trois minutes plus tard – avec un contrôle orienté, un petit pont, puis un tir dévié sur le poteau – avait des airs de début d’orgie face à des Japonais dépassés, mais cela s’est avéré être infructueux.
Après le réveil (re) vient la sieste
Peu après, les coéquipiers de Neymar, restés sur leur glacière après avoir vu Martinelli entrer à la place de Cunha, sont retombés dans une phase de sommeil. À peine une tête d’Endrick, entrée à la mi-temps pour remplacer Lucas Paqueta blessé, voilà tout ce que le Brésil a montré.
Il a finalement fallu attendre la 96e minute pour voir une action plus conforme à la renommée de ce maillot jaune, avec une passe de Guimarães dans un espace réduit à l’entrée de la surface, suivie d’un enchaînement brillant de Martinelli. Ce contrôle du pied gauche et la finition du pied droit ont fait exploser le banc et permis d’éviter une prolongation face aux Japonais.
Cependant, la performance globale du Brésil en 2026 ne rassure personne, si ce n’est Casemiro, désigné homme du match, qui a tenu à « féliciter » son équipe « surtout pour cet aspect mental, son calme et sa sérénité ». Il ne pouvait pas dire autre chose, mais au final, si la présence de la Seleçao en 8es est assurée, sa manière de jouer est, pour l’instant, une véritable déception.
