CAN 2027 : 28 équipes en compétition, impact du nouveau format
La CAN 2027 sera unique en son genre. Réuni à Johannesburg ce mercredi, le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, a annoncé l’élargissement du tournoi continental à 28 équipes, contre 24 lors de la dernière édition qui s’est tenue au Maroc. Cette décision majeure a été révélée à un an du coup d’envoi prévu le 19 juin 2027, qui se déroulera au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie.
« Nous avons augmenté le nombre de participants à la prochaine édition de la CAN », a affirmé Motsepe sans ambages. Quatre nations supplémentaires intégreront donc la phase finale. Cette évolution suscite à la fois un enthousiasme palpable et des interrogations pratiques, notamment concernant les modalités de qualification.
Les éliminatoires de la CAN 2027 débuteront en septembre prochain, mais la CAF n’a pas encore précisé les modalités d’attribution des places. Ce manque de clarté engendre une attente impatiente au sein des fédérations du continent, qui doivent organiser leurs campagnes sans connaître les critères de sélection exacts.
Les scénarios les plus probables commencent à circuler. Les deux premiers de chaque groupe de qualification devraient obtenir leur billet directement, accompagnés des quatre meilleurs troisièmes. Les trois pays hôtes, à savoir le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie, seront quant à eux qualifiés automatiquement, conformément à la tradition. La CAF devra clarifier ces règles avant le début des matchs pour éviter toute confusion.
Du côté algérien, le calendrier est déjà établi. Placés dans le groupe I des éliminatoires de la CAN 2027, les Fennecs affronteront la Zambie, le Togo et le Burundi. La campagne s’ouvrira le 21 septembre avec la réception de la Zambie, suivie d’un déplacement au Burundi le 6 octobre.
Après la phase de qualification, la structure du tournoi final sera également modifiée. Avec 28 participants, la formule la plus logique consisterait à organiser sept groupes de quatre équipes, contre six lors de l’édition marocaine. Ce groupe supplémentaire modifie nécessairement les règles de repêchage.
Lors de la CAN au Maroc, les quatre meilleurs troisièmes de chaque groupe avaient accédé aux huitièmes de finale. Avec sept poules, ce mécanisme devra évoluer : seuls les deux meilleurs troisièmes seront repêchés, en plus des deux premiers de chaque groupe. Ce filtre plus sélectif valorise davantage la régularité durant la phase de groupes.
Ce nouveau format rapproche la CAN des grandes compétitions mondiales en termes de volume et de complexité organisationnelle. Pour les trois pays coorganisateurs, cela implique également un plus grand nombre de matchs à accueillir, de stades à mobiliser et de logistique à coordonner.
L’annonce de cet élargissement intervient dans un contexte délicat pour l’organisation de la compétition. En février dernier, des informations relayées par le Guardian évoquaient un éventuel report de l’édition 2027, en raison des incertitudes entourant la préparation des pays hôtes. Le Kenya, en particulier, doit faire face à des élections générales prévues en août 2027, ce qui complique la mobilisation des ressources étatiques.
Motsepe avait alors maintenu le cap, affirmant que la compétition se tiendrait comme prévu. L’annonce de l’expansion à 28 équipes s’inscrit dans cette même volonté de présenter une CAF ambitieuse et déterminée. Cependant, les défis logistiques pour les trois pays coorganisateurs demeurent.
Par ailleurs, la course à l’organisation de la CAN 2028 implique déjà trois candidats sérieux : le Maroc, le duo Afrique du Sud-Botswana, et l’Éthiopie. Le choix du futur hôte aura des répercussions directes sur la crédibilité de la CAF à moyen terme.
Pour les Fennecs, ce passage à 28 équipes représente à la fois une opportunité et un défi. Un plus grand nombre de nations qualifiées signifie une phase finale plus dense, avec des adversaires potentiellement plus variés en huitièmes de finale. Le tirage au sort des éliminatoires de la CAN 2027 a placé l’Algérie dans un groupe jugé accessible, face à la Zambie, au Togo et au Burundi.
Sur le papier, la qualification ne devrait pas poser de problème majeur aux hommes de Vladimir Petkovic. Cependant, dans un tournoi élargi, la gestion du groupe et la préparation tactique pour la phase finale prendront une importance accrue. Chaque détail comptera davantage dans un format où les marges d’erreur se réduisent à mesure que le nombre de prétendants augmente.
La CAF a posé ses jalons. Le football africain entre dans une nouvelle dimension. Reste maintenant à concrétiser cette ambition sur le terrain et dans les stades.
