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Aurélien Quinion héroïque sur le marathon marche aux Championnats d’Europe d’athlétisme

Les Championnats d’Europe d’athlétisme 2026 à Birmingham ont été marqués par une scène mémorable : Aurélien Quinion, athlète français, a franchi la ligne d’arrivée du marathon marche avec une expression de confusion, avant de se rendre compte qu’il venait de remporter une médaille de bronze. Ce moment inattendu, où il a même eu une altercation avec un organisateur, témoigne de la complexité de sa course.

Le marcheur de 33 ans a partagé ses impressions après avoir repris ses esprits : « C’était compliqué parce que tout le monde me parlait sur le circuit. On me disait : « fais ci, fais ça, va là-bas, ralentis ». Je ne comprenais rien à ce qu’il se passait ». Quinion a terminé son marathon de 42,195 km en 2h59’29 », un temps impressionnant pour un athlète dont la spécialité est le 35 km.

Aurélien Quinion a souligné la difficulté de l’épreuve : « C’est dur, c’est un marathon, je pense que des millions de personnes peuvent se reconnaître ». Cette année, les instances sportives ont cherché à accroître la visibilité de la marche en l’alignant sur les distances de la course à pied. Pour Quinion, ce changement a porté ses fruits, lui qui cherchait désespérément sa première médaille internationale.

Avec humour, il a déclaré : « C’est beau de faire le kéké aux Championnats de France mais c’est mieux de le faire aux Championnats d’Europe ». Il a évoqué son parcours, passant « du fond de la classe près du radiateur aux rangs des bons élèves », une évolution qui lui semble particulièrement significative.

Ému, le jardinier francilien a enfin atteint ce premier podium majeur, après avoir terminé 9e du 20 km marche aux JO de Paris, le jour même de la naissance de son fils. Il avait également été finaliste aux Championnats du monde 2025 à Tokyo, où il avait terminé 4e sur 20 km et 5e sur 35 km.

Au moment crucial de la course, Quinion était encore quatrième à un kilomètre de l’arrivée, mais a réussi à s’emparer du bronze grâce à une pénalité de quatre minutes infligée au Hongrois Bence Venyercsan, qui le précédait. Dans la zone mixte, il a montré les marques d’une épreuve éprouvante, notamment une éraflure causée par sa compatriote Clémence Beretta, qui avait trébuché.

« Cardiaquement, je ne suis pas très haut mais physiquement les jambes prennent trop cher », a-t-il résumé, évoquant les défis du parcours à Birmingham, marqué par des dénivelés et des pavés. Il a également mentionné le vainqueur, Stano, qui a dominé la course en 2h56’49 », soulignant la difficulté de l’épreuve.

La médaille de bronze d’Aurélien Quinion constitue la 7e médaille pour l’équipe de France lors de ces championnats et représente la première récompense internationale pour la marche française depuis 2017, année où Yohann Diniz avait remporté le titre mondial sur 50 km. Martin Madeline-Degy, qui a terminé 14e, a exprimé sa fierté pour son compatriote tout en plaisantant sur son état d’esprit pendant la course : « On s’envoyait des petits regards pendant la course. Mais au bout d’un moment, je voyais bien qu’il était dans la lune ! Enfin non, il était sur la planète Mars ! ».