ATP : L’Italie veut abolir le « monopole scandaleux » des Grands Chelems.
Angelo Binaghi a déclaré que « le monopole qui existe dans le tennis avec ces quatre tournois est quelque chose de scandaleux » et que ce système « n’existe plus dans notre société moderne que dans le tennis ». Il a exprimé son ambition de « faire exploser » ce monopole et de créer un cinquième tournoi Majeur sur le circuit, de préférence en Italie.
Angelo Binaghi, président de la Fédération italienne de tennis, critique depuis un certain temps l’influence des quatre tournois du Grand Chelem (Open d’Australie, Roland-Garros, Wimbledon et US Open) sur le tennis. À quelques semaines de l’édition 2026 de Roland-Garros, il a choisi de s’attaquer de manière directe à cette question lors d’une interview avec l’AFP, ce jeudi.
« Le monopole qui existe dans le tennis avec ces quatre tournois est quelque chose de scandaleux, qui n’existe plus dans notre société moderne que dans le tennis. C’est un lourd handicap pour le tennis », déclarait-il. Selon lui, le système actuel ne fait pas place à une véritable méritocratie et protège ceux qui ne s’investissent pas pleinement pour le sport.
Le dirigeant italien, également organisateur du Masters 1000 de Rome, aspire à « faire exploser » ce monopole et envisage la création d’un cinquième tournoi majeur sur le circuit, idéalement en Italie. « Il est évident que nous avons nos idées mais nous sommes clairement disposés à l’organiser n’importe où en Italie, et sur n’importe quelle surface », a assuré Binaghi. Il a demandé de la patience pour permettre à son équipe de travailler discrètement à la recherche des meilleures solutions.
Binaghi entend capitaliser sur la forte progression du tennis italien ces dernières années, renforcée par la domination actuelle de Jannik Sinner, pour faire avancer ses idées. Il est déterminé à ne pas abandonner ce combat. « Tant que je serai dirigeant, j’essaierai de l’obtenir. Et si nous, nous n’y arrivons pas, le tennis perdra une occasion unique car personne n’y arrivera dans les cent prochaines années », a-t-il prévenu.

