
« Abdeslam Ouaddou déçu de la FFF dans son parcours d’entraîneur »
Abdeslam Ouaddou, ancien défenseur de clubs emblématiques tels que Nancy, Rennes et Valenciennes, est un nom familier pour les passionnés de la Ligue 1. Après avoir mis un terme à sa carrière de joueur, il s’est engagé sur la voie de l’entraînement. Son objectif était clair : obtenir le brevet d’entraîneur professionnel de football (BEPF) en France. Cependant, il a rencontré des obstacles majeurs, ayant été recalé à deux reprises, les raisons invoquées variant à chaque fois, comme il le confie à L’Equipe.
Lors de sa première tentative, il a été informé que la Direction Technique Nationale (DTN) favorisait les entraîneurs ayant une expérience avec des équipes professionnelles, alors qu’il n’était « que » coach en centre de formation. Après avoir pris les rênes du Mouloudia d’Oujda au Maroc, il a retenté sa chance, mais a de nouveau été confronté à des refus. Bien qu’on lui ait reconnu un « super profil » en raison de son parcours en Ligue 1 et de sa participation à la Ligue des champions, son expérience à l’étranger a été perçue comme un handicap. « C’est le serpent qui se mord la queue », déplore-t-il.
Une situation encore plus surprenante est survenue lorsque la FFF lui a interdit de poursuivre sa formation dans un autre pays. « J’ai demandé des explications par mail et je n’ai jamais eu de réponse, il ne fallait probablement pas laisser de traces écrites. En fait, on m’a empêché de travailler. Incompréhensible », a-t-il déclaré, soulignant l’absurdité de la situation.
Finalement, Abdeslam Ouaddou a réussi à obtenir le document nécessaire auprès du DTN Hubert Fournier, après avoir « montré les textes de lois », ce qui lui a permis de compléter sa formation en Allemagne. Ce parcours semé d’embûches laisse un goût amer au Franco-marocain. « Quand la FFF aura compris qu’il faut un peu colorer les entraîneurs professionnels, les éducateurs, on aura avancé dans le pays », affirme-t-il. Aujourd’hui, il est à la tête des Orlando Pirates, l’un des clubs les plus prestigieux d’Afrique du Sud, avec lequel il a remporté trois trophées, prouvant ainsi sa valeur sur la scène internationale.
