Matthieu Delormeau : « Je n’ai pas autorisé l’amour de personne »
Matthieu Delormeau a évoqué dans sa biographie « Addictions : Il a suffi d’une fois… » son dédain pour lui-même et son recours à la drogue, notamment en consommant « quatre grammes » de cocaïne par jour. Il a expliqué que le rejet vécu durant son enfance, lorsqu’à neuf ans sa mère lui a demandé de vivre chez son père, a pu être « la source de tout ça ».
Matthieu Delormeau a toujours éprouvé des difficultés à s’accepter, un mal-être qui l’a probablement conduit à se tourner vers la drogue. Il aborde ce sujet dans sa biographie *Addictions : Il a suffi d’une fois…*, publiée aux éditions Leduc.
Un événement de son enfance pourrait expliquer ce désamour, qu’aucune des heures passées à la salle de sport ni sa réussite financière et professionnelle n’ont pu atténuer. Derrière les « gros muscles » et la « Porsche », il admet ne pas avoir « aucune estime » de soi, comme il l’a déclaré sur le plateau de *Quelle époque !* sur France 2 le 30 mai. Pour tenter d’oublier, il a recours à des excès de « quatre grammes » de cocaïne par jour.
### Rejet traumatisant durant l’enfance
Léa Salamé a rappelé qu’avant le décès de sa mère, lorsqu’il avait neuf ans, celle-ci l’a envoyé vivre chez son père. Matthieu Delormeau a vécu cela « comme un abandon », et il estime que cela pourrait être « la source de tout ça ».
« C’est vrai que quand ma mère a eu un cancer, c’était une autre époque. Mes parents avaient divorcé, elle s’est mise avec mon beau-père et je pense qu’elle ne voulait pas me dire qu’elle avait un cancer très avancé et que la déchéance physique allait arriver », se remémore le chroniqueur de *Tout Beau, Tout N9uf*. « Et plutôt que de me dire : « Je suis malade, je ne veux pas que tu me vois comme ça », elle m’a dit : « Va vivre chez ton père parce que mon mari n’aime pas ta présence ici ». Moi c’est le premier truc, ma mère me dit : « Va-t’en, on ne t’aime pas » », confie-t-il avec émotion sur le vécu de cette période.
Dès lors, Matthieu Delormeau s’est « détesté toute (s)a vie ». Plus encore, il « interdit à tout le monde de (l)’aimer ». « J’ai tout fait pour être détestable, à l’antenne, on me disait : « T’es antipathique, t’es machin, t’es pas aimable » », raconte-t-il. Plutôt que de risquer de faire confiance et d’être déçu, le chroniqueur préfère se saboter en se convaincant qu’il n’est pas digne d’amour. « La preuve ? À neuf ans ta mère t’a dit : « Barre-toi » », ajoute Matthieu Delormeau, qui s’efforce depuis un moment de se reconstruire et de s’éloigner de ses addictions.

