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Leonardo DiCaprio, Jeff Bezos et Lauren Sanchez unis pour sauver des espèces menacées

Leonardo DiCaprio et Jeff Bezos s’associent dans une initiative surprenante visant à protéger les espèces menacées et à contribuer à la sauvegarde de notre planète. Cette collaboration soulève des questions, surtout à la lumière du rapport d’Amazon, publié le mois dernier, qui révélait une augmentation de 16 % de ses émissions de gaz à effet de serre, atteignant 80,85 millions de tonnes d’équivalent CO2 en 2025. Ce constat alarmant est largement attribué à l’expansion des infrastructures liées à l’intelligence artificielle, en plus des opérations logistiques de l’entreprise.

Dans ce contexte, Jeff Bezos, par l’intermédiaire du Bezos Earth Fund, dont Lauren Sanchez est la vice-présidente, a engagé 100 millions de dollars pour soutenir le Phoenix Species Project, une initiative cofondée avec DiCaprio. Ce dernier a également contribué à hauteur de 100 millions de dollars via sa propre fondation, Re: wild, ainsi que d’autres organisations telles que l’ONG Age of Union et la Todd Graves Family Foundation.

Le Phoenix Species Project a pour objectif de protéger 100 espèces en danger d’extinction, englobant une diversité d’animaux et de plantes, dans 30 pays. Pour mener à bien cette mission, le fonds collaborera avec des communautés locales, des scientifiques, des défenseurs de l’environnement et des gouvernements, tout en s’appuyant sur l’expertise des peuples autochtones.

Leonardo DiCaprio, acteur connu pour son engagement écologique, a exprimé sa satisfaction quant à cette initiative, soulignant que « depuis des décennies, les scientifiques, les peuples autochtones, les communautés locales et les responsables de la conservation sont en première ligne pour protéger la nature ». Il a également précisé que la préservation de ces espèces est essentielle pour maintenir l’équilibre des écosystèmes.

Cependant, cette belle initiative semble en contradiction avec les activités d’Amazon. L’entreprise, qui investit massivement dans des projets d’intelligence artificielle, prévoit de dépenser des milliards pour construire de nouveaux centres de données. Un rapport de l’Institut pour l’eau, l’environnement et la santé de l’ONU a révélé que ces centres consomment d’énormes quantités d’eau, estimées à 4.500 milliards de litres en 2025, suffisantes pour subvenir aux besoins de plus de 600 millions de personnes en Afrique subsaharienne. Ce chiffre pourrait atteindre 9 milliards de mètres cubes d’eau douce d’ici 2030, sans compter la consommation d’électricité et les émissions de CO2 générées par ces installations.

Ainsi, bien que l’engagement de DiCaprio et Bezos pour la protection des espèces menacées soit louable, il soulève des interrogations sur la cohérence entre leurs actions et les impacts environnementaux de leurs entreprises respectives.