
« Helena Noguerra furieuse : la justice m’avait promis le secret » sur Patrick Bruel.
Helena Noguerra, actrice et chanteuse belge, exprime son indignation face à la divulgation de son témoignage dans l’affaire Patrick Bruel. Dans un message publié sur Instagram, elle déclare : « Je n’ai pas consenti à cela. » Cette déclaration fait suite à la fuite d’informations concernant son intervention auprès des autorités judiciaires, qui enquêtent sur les accusations portées contre le chanteur.
Dans son post, Helena précise qu’elle avait accepté de témoigner sous la condition d’anonymat, souhaitant ainsi soutenir les femmes qui ont osé parler et espérant mettre un terme aux « actes répréhensibles de ce monsieur ». Elle insiste sur le fait qu’elle ne souhaitait pas être impliquée publiquement dans cette affaire.
Helena Noguerra a confirmé avoir fourni son témoignage à la police dans le cadre de l’enquête sur Patrick Bruel, et souligne que la justice lui avait garanti la confidentialité. Elle dénonce avec véhémence la vente de son témoignage à la presse, affirmant que « quelqu’un a vendu mon témoignage à la presse qui s’en empare sans aucune morale ». Elle réitère son refus d’être exposée dans cette situation.
Son identité, bien que protégée, a été mise en lumière suite aux révélations de médias tels que RTL et Paris Match, qui ont rapporté son audition par les enquêteurs cet été. Dans une réaction à Mediapart, elle a exprimé son désarroi face à l’absence de protection pour ceux qui choisissent de témoigner, que ce soit sous anonymat ou non.
Helena conclut son message en affirmant que « le consentement est et reste LE sujet », une idée également reprise par son avocate, Me Jade Dousselin. Cette dernière a souligné la colère légitime de sa cliente, qui a fait preuve de courage en décidant de témoigner. Elle a rappelé que l’anonymat était une condition essentielle pour Helena, et a déploré le non-respect de cette exigence dans le cadre de l’enquête.
De son côté, l’avocate de Patrick Bruel, Me Fanny Colin, a annoncé son intention de porter plainte pour violation du secret de l’instruction, affirmant que la fuite d’informations constitue une grave entorse aux règles de confidentialité entourant cette affaire.
