Brasserie bretonne fâche Mireille Mathieu avec « Mireille Mafieux » après Yoko Ono
Aurélien Picard ne peut plus commercialiser sa bière au citron et au gingembre sous le nom de « John Lemon ». En contactant Aurélien Picard, Maître Christine Aubert-Maguéro a indiqué que Mireille Mathieu « a été extrêmement choquée par l’exploitation qui a été faite de son nom et de son image car elle n’a jamais donné son accord et c’est très dénigrant pour elle ».
Son humour potache ne fait décidément pas rire les célébrités. Il y a trois semaines, nous évoquions les mésaventures de la petite brasserie de l’Imprimerie et son litige avec Yoko Ono, la veuve du célèbre John Lennon. L’origine de ce conflit improbable : une bière au citron et au gingembre, nommée « John Lemon », un clin d’œil amusé au leader des Beatles. Cette brasserie bretonne, située à Bannalec dans le Finistère, est également connue pour ses autres bières aux noms excentriques tels que « Yvette Ornière », « la rousse qui tâche » ou « Jean Gol Potier, la blonde parfumée ». « Nous avons voulu donner des noms un peu fun pour nous amuser », confiait Aurélien Picard, gérant de la brasserie.
Sauf que Yoko Ono n’a pas du tout apprécié la blague. Début mars, le brasseur breton a reçu une mise en demeure émanant des avocats de l’artiste japonaise, lui ordonnant de cesser immédiatement la commercialisation de ses bières « John Lemon ». « J’ai découvert que la marque John Lennon avait été déposée, tout comme John Lemon, pour protéger son image et éviter que son nom soit détourné », déclarait alors l’entrepreneur. Craignant une lourde pénalité, Aurélien Picard a préféré ne pas prendre de risques et s’est conformé aux exigences de Yoko Ono. Cela lui a d’ailleurs permis de réaliser un coup de pub, ses 5 000 bières « John Lemon » restantes s’étant écoulées en quelques jours.
L’histoire, quelque peu burlesque, aurait pu s’arrêter là. Toutefois, la brasserie bretonne dispose également d’une bière nommée « Mireille Mafieux », « la brune de contrebande ». Informée de son existence par un membre de sa famille, l’icône de la chanson française, qui a vendu 200 millions d’albums, n’a pas non plus apprécié le jeu de mots ni le détournement de son image. À l’instar de Yoko Ono, ses avocats ont envoyé début mai une lettre au producteur de mousse pour lui demander d’arrêter la production et la vente des bières « Mireille Mafieux » sans délai cette fois.
« Elle a été extrêmement choquée par l’exploitation de son nom et de son image car elle n’a jamais donné son accord et c’est très dénigrant pour elle », a indiqué à 20 Minutes Maître Christine Aubert-Maguéro, avocate de la chanteuse.
Contacté par 20 Minutes, Aurélien Picard a choisi de ne pas médiatiser l’affaire davantage. Il a affirmé avoir écrit une lettre d’excuses à Mireille Mathieu pour apaiser la polémique, ce que confirme Maître Aubert-Maguéro. « Elle a lu la lettre et, compte tenu de cette démarche, nous n’engagerons pas de poursuite judiciaire, cela s’arrête là », assure l’avocate. « De toute façon, ma cliente ne fait pas cela pour l’argent ou pour embêter les gens, elle souhaite juste se faire respecter », poursuit-elle.
En 2019, la star internationale, qui continue de se produire sur scène, avait fait condamner un photographe ayant réalisé un montage explicitement sexuel avec la pochette de l’album « Bonjour Mireille », sorti en 1971. Un commerçant d’Avignon, ville natale de la star, avait également été sanctionné en 2010 pour avoir vendu des tee-shirts caricaturant la chanteuse.

