
Trump propose de renommer le détroit d’Ormuz à son nom.
Le président des États-Unis, Donald Trump, a récemment proposé de renommer le détroit d’Ormuz en « détroit Trump », une suggestion faite sur sa plateforme Truth Social. Cette déclaration a été faite quelques jours après qu’il a signé un décret visant à changer le nom du « lac Ontario », à la frontière canadienne, en « lac Amérique ».
Le détroit d’Ormuz, un passage maritime crucial, est actuellement sous le contrôle de Téhéran depuis le début des hostilités, qui ont été déclenchées le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l’Iran. En réponse à cette situation, les États-Unis ont mis en place un blocus des ports iraniens.
Au cours du mois d’août, Trump avait déjà partagé une carte illustrant le détroit d’Ormuz, le qualifiant de « nouveau territoire américain », une idée qu’il avait initialement formulée sur un ton qui semblait humoristique. Ce n’est pas la première fois que le président américain fait des propositions surprenantes concernant des territoires étrangers en période de tensions internationales. Depuis son retour au pouvoir, il a évoqué des idées telles que faire du Canada le « 51ᵉ État » des États-Unis, s’emparer du Groenland, et même envisager une prise de contrôle de la bande de Gaza, sans pour autant concrétiser ces intentions.
En janvier 2025, il avait également rebaptisé le golfe du Mexique en « Golfe de l’Amérique », une décision qui avait suscité des critiques du gouvernement mexicain. La suggestion de renommer le détroit d’Ormuz survient alors qu’une résolution pacifique entre l’Iran et les États-Unis semble de plus en plus éloignée.
Mi-juin, un protocole d’accord avait été signé entre les deux nations, promettant un règlement durable, mais les espoirs de paix se sont rapidement dissipés. Après une période de calme, les hostilités ont repris avec des frappes américaines à proximité du détroit d’Ormuz, suivies de représailles iraniennes contre des intérêts américains dans la région. Actuellement, Washington et Téhéran posent des conditions qui semblent irréconciliables concernant la réouverture de ce passage, essentiel pour le commerce mondial du pétrole.
