Trois films marocains ne sont pas présents au Festival du film arabe de Rotterdam.
Le cinéma marocain sera représenté par trois longs métrages à la 26e édition du Festival du film arabe de Rotterdam (RAFF), prévue du 10 au 14 juin. La 26e édition du RAFF est consacrée à la Syrie, avec une programmation axée sur l’impact du conflit, la migration et la résilience à travers des projections de films, des débats et des projets culturels.
Le cinéma marocain sera représenté par trois longs métrages lors de la 26e édition du Festival du film arabe de Rotterdam (RAFF), qui se déroulera du 10 au 14 juin.
Ces films marocains ont été choisis dans le cadre d’une programmation comprenant une trentaine d’œuvres provenant de divers pays, illustrant la richesse du cinéma arabe contemporain et les interactions culturelles entre le monde arabe, l’Afrique et l’Occident.
« L’Héritier des secrets », le troisième long métrage de Mohamed Nadif, lancera la participation marocaine. Cette coproduction maroco-québécoise, librement inspirée d’un roman de Fatiha Morchid, propose un voyage introspectif dans l’intimité humaine, au travers d’une relation complexe entre un père et son fils.
La représentation du cinéma marocain se poursuivra avec « Goundafa, le chant maudit », premier long métrage du réalisateur Ali Benjelloun. Ce film, situé dans un village du Haut Atlas, aborde les tensions engendrées par l’arrivée d’un imam rigoriste au sein d’une communauté amazighe où la musique est un élément essentiel de l’identité collective.
Présenté comme une réflexion sur les conflits entre traditions locales, conservatisme religieux et influences extérieures, ce film rend hommage à la culture amazighe et met en évidence les fractures sociales causées par certaines interprétations rigoristes de la religion.
Le dernier représentant marocain est « Mira » de Nour-Eddine Lakhmari. Ce long métrage raconte l’histoire d’une adolescente de treize ans vivant dans un village du Moyen Atlas, engagée dans une quête de liberté, sur fond de migration clandestine et de tensions entre tradition et émancipation. Avec ce film, le réalisateur aborde ses thèmes de prédilection, à savoir l’identité, la liberté et la condition féminine.
Lancé en 2000, le Festival du film arabe de Rotterdam est l’un des événements majeurs du cinéma arabe aux Pays-Bas. La 26e édition du RAFF est consacrée à la Syrie, avec une programmation axée sur l’impact du conflit, la migration et la résilience, à travers des projections de films, des débats et des projets culturels. Elle comprendra également une journée dédiée au film palestinien et une soirée spéciale axée sur les femmes.
Le RAFF constitue une plateforme pour découvrir les histoires, les voix et les talents de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Chaque année, il invite le public à explorer un cinéma audacieux, dynamique et novateur qui remet en question les clichés.

