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Maroc/Corée : le partenariat commercial ne cesse de croître

La Corée du Sud a identifié le Maroc comme l’un de ses sept partenaires stratégiques avec lesquels elle souhaite engager ou relancer des négociations commerciales dès 2026. Cette initiative s’inscrit dans un contexte global de tensions commerciales, où Séoul cherche à diversifier ses échanges. En parallèle, les deux nations avancent vers la finalisation d’un accord de partenariat économique global, le Korea-Morocco Comprehensive Economic Partnership Agreement (CEPA).

La décision de la Corée de renforcer ses relations commerciales avec le Maroc s’appuie sur des considérations géographiques et économiques. En effet, le Royaume est perçu comme un point d’entrée vers l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, soutenu par un réseau d’accords de libre-échange qui couvre plus de 50 pays. Ce positionnement stratégique fait du Maroc une plateforme attrayante pour les entreprises coréennes souhaitant étendre leur portée.

Les discussions entre les deux pays ont pris un tournant significatif au printemps. Le 6 mai, Yeo Han-koo, le ministre coréen du Commerce, a exprimé lors d’une rencontre avec Omar Hejira, secrétaire d’État marocain au Commerce extérieur, la volonté de Séoul d’accélérer les négociations pour le CEPA. Un mois plus tard, lors de sa visite au Maroc les 11 et 12 juin, Yeo Han-koo a rencontré des responsables marocains et des entreprises coréennes, convenant de la création d’un groupe de travail pour faciliter l’ouverture des négociations.

Le rapprochement commercial entre la Corée et le Maroc repose sur des projets industriels concrets. Lors de sa visite, Yeo Han-koo a examiné des initiatives telles que la construction d’une usine de trains électriques par Hyundai Rotem et l’investissement de LG Energy Solution dans une raffinerie de lithium. Ces projets illustrent la volonté de Séoul de transformer le Maroc en une base de production et d’exportation dans des secteurs stratégiques.

La Corée du Sud, en quête de diversification de ses chaînes d’approvisionnement, voit dans le Maroc un partenaire clé. Le Royaume, avec son intégration aux marchés européens et son réseau d’accords commerciaux, offre une opportunité unique pour les industriels coréens de s’implanter durablement dans la région.

En parallèle, d’autres pays tels que l’Égypte, l’Argentine, l’Uruguay, le Mercosur, le Mexique et la Tanzanie sont également visés pour des négociations. Séoul cherche à multiplier ses points d’accès aux marchés internationaux face à un environnement commercial incertain.

Pour le Maroc, l’ouverture de ces négociations représente une opportunité d’établir un cadre institutionnel solide pour sa relation commerciale avec la Corée. Cela pourrait également favoriser l’arrivée d’investissements dans des secteurs où le Royaume aspire à se moderniser et à se diversifier.

Le futur CEPA pourrait ainsi dépasser le cadre d’un simple accord tarifaire, en englobant des domaines tels que l’industrie, les transports, les batteries, les chaînes d’approvisionnement et les technologies liées à la transition énergétique.