
Le Maroc assume la présidence de l’Union arabe de l’énergie et des mines.
Réunie en assemblée générale constitutive à Salé, l’Union arabe de l’énergie et des mines (AUEM) a été officiellement créée avec l’élection, à l’unanimité, du Maroc à sa présidence et l’installation de son siège à Casablanca. Cette organisation a pour objectif de renforcer l’intégration arabe, la sécurité énergétique et les investissements dans les secteurs de l’énergie et des mines.
L’assemblée générale constitutive de l’Union arabe de l’énergie et des mines (AUEM) s’est déroulée le jeudi 23 juillet 2026 à Salé, marquant le lancement officiel de cette nouvelle plateforme institutionnelle qui vise à dynamiser l’action arabe commune dans ces deux secteurs stratégiques.
Lors de cette assemblée, des décideurs, des responsables, des experts et des acteurs économiques représentant le secteur privé de plusieurs pays arabes se sont réunis, et le Maroc a été élu à l’unanimité à la présidence de cette nouvelle organisation, dont le siège sera établi à Casablanca.
À cette occasion, le président de l’AUEM, Salah Eddine El Badry, a souligné que cette initiative est le résultat de nombreuses consultations et rencontres ayant conduit à un consensus sur le choix du Maroc pour accueillir cette importante organisation arabe.
Face à la conjoncture actuelle que traverse la région et à la volatilité des marchés mondiaux, notamment les prix du pétrole, la création de ce groupement professionnel est jugée primordiale pour fédérer les visions et unifier les plans d’action, a-t-il estimé.
Pour sa part, Ismaeil Al Janaby, membre fondateur siégeant au conseil d’administration de l’Union, a déclaré que l’annonce officielle de la création de l’AUEM représente un « moment historique » et un « tournant décisif » dans le processus d’intégration arabe.
Loin d’être une simple démarche administrative ou organisationnelle, la fondation de cette instance se veut une réponse impérative aux exigences de l’étape actuelle et l’incarnation d’une vision ambitieuse visant à unir les efforts arabes pour relever les défis mondiaux croissants, a-t-il soutenu.
Ismaeil Al Janaby a également mis en avant les piliers fondateurs de l’Union, axés sur l’intégration des nouvelles technologies, la promotion de la recherche scientifique et des énergies propres, ainsi que sur la réduction des émissions conformément aux objectifs de développement durable.
La création de l’AUEM intervient dans un contexte mondial marqué par des transformations stratégiques majeures, où l’énergie et les ressources minérales jouent désormais un rôle central dans les enjeux de sécurité économique, de souveraineté industrielle et de transition énergétique.
L’Union aspire à devenir la principale plateforme arabe de référence, faisant de l’énergie et des mines des leviers de développement durable et d’intégration économique régionale.
Elle vise également à renforcer le positionnement des pays arabes sur la scène internationale dans les industries énergétiques et minières, à travers le développement de partenariats stratégiques entre gouvernements, institutions, entreprises, investisseurs, centres de recherche et universités.
Concernant ses principaux objectifs stratégiques, l’AUEM s’engage à renforcer l’intégration arabe en développant un réseau de coopération entre les gouvernements, les institutions et les entreprises opérant dans les secteurs de l’énergie et des mines.
Dans cette optique, l’organisation prévoit de promouvoir les investissements arabes et internationaux, et de valoriser les opportunités présentes dans les pays de la région. Elle œuvrera également à contribuer au renforcement de la sécurité énergétique arabe et à la gestion durable des ressources naturelles, tout en soutenant la transition énergétique par le biais de projets d’énergies renouvelables, d’hydrogène vert et d’efficacité énergétique.
Enfin, cette nouvelle plateforme aura pour mission de favoriser le développement d’un secteur minier conforme aux meilleures pratiques internationales, et d’encourager la recherche, l’innovation, le transfert de technologies ainsi que la diplomatie économique arabe.
En termes de gouvernance, l’Union prévoit de s’appuyer sur une structure intégrée comprenant un conseil supérieur, un conseil d’administration, un secrétariat général, un conseil consultatif international ainsi que plusieurs commissions spécialisées couvrant les domaines de l’énergie, du pétrole, du gaz, des mines, des énergies renouvelables, de l’investissement, de l’innovation, de l’entrepreneuriat et des relations internationales.
Ainsi, l’AUEM inaugure une nouvelle dynamique de coopération visant à renforcer l’intégration économique arabe, accompagner les mutations mondiales et transformer les importantes ressources énergétiques et minières du monde arabe en projets structurants, partenariats stratégiques et opportunités d’investissement concrètes.
(Avec MAP)
