Maroc

Le 1er Mai, évaluation de la politique sociale et économique du gouvernement.

Le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachguar, et le secrétaire général de la FDT, Youssef Aidi, présideront, ce vendredi 1er mai 2026 à Tanger, un rassemblement central à l’occasion de la Fête du Travail. Driss Lachguar a affirmé que « l’USFP a toujours été aux côtés de la classe ouvrière », considérant que la justice sociale fait partie de son programme.


“L’USFP a toujours été aux côtés de la classe ouvrière”, déclare le Premier secrétaire

Le 1er Mai offre l’opportunité d’évaluer à sa juste valeur la très controversée politique sociale et économique du gouvernement

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Le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachguar, et le secrétaire général de la FDT, Youssef Aidi, présideront ce vendredi 1er mai 2026 à Tanger un rassemblement central à l’occasion de la Fête du Travail. Le cortège démarrera à 10 heures devant la poste centrale du boulevard Mohammed V pour emprunter la rue de la Liberté et se terminer sur la place du 9 Avril.

À cette occasion, Driss Lachguar a précisé que «les célébrations du 1er mai, qui coïncident cette année avec la dernière année du mandat gouvernemental actuel, offrent une occasion idéale pour faire le procès populaire du bilan du gouvernement».

«Les salariés, la classe ouvrière, les catégories à faibles revenus et les couches défavorisées en général sont les plus aptes à porter le véritable jugement sur la politique sociale et économique de la coalition tripartite hégémonique qui dirige l’exécutif», a-t-il ajouté.

Il a souligné que «l’occasion est propice et appropriée pour procéder à une évaluation concrète et réelle de la mise en œuvre du chantier de l’État social», qu’il a décrit comme «l’un des chantiers les plus importants que le Souverain veille à réaliser pour garantir la justice sociale à son peuple».

Dans ce contexte, Driss Lachguar a rappelé que l’USFP a été le premier, voire l’unique parti politique, à vouloir demander la responsabilité du gouvernement en engageant «une motion de censure populaire contre la politique gouvernementale». Il a ainsi constaté «l’incapacité de l’exécutif à activer concrètement ce chantier Royal historique, comme en témoignent les lacunes de la couverture sanitaire et l’incapacité à créer des emplois».

Il a également averti sur la gravité de la situation, évoquant «la déformation du projet social de SM le Roi, permettant à une poignée de spéculateurs dans le domaine de la santé et des médicaments, notamment dans le secteur privé, d’accaparer l’enveloppe financière de ce projet et d’aggraver l’appauvrissement du secteur public».

Il a en outre souligné que «l’hégémonisme politique a veillé à créer les conditions d’un hégémonisme économique, en injectant l’argent public dans les grands projets d’investissement à travers le soutien à une poignée de gros capitalistes et de grandes entreprises ».

En revanche, selon le Premier secrétaire de l’USFP, «nous constatons que l’aide sociale a été en deçà des attentes, uniquement destinée à absorber la colère». Cet objectif n’ayant pas été atteint, tous les «secteurs sociaux, qu’ils soient publics ou privés, sont descendus dans la rue pour protester contre sa politique.
Le dirigeant ittihadi a réaffirmé : «L’USFP a toujours été aux côtés de la classe ouvrière», considérant que la justice sociale fait partie de son programme, que ce soit pour réformer les situations ou dans le combat politique institutionnel, afin de créer un nouveau climat qui rende justice aux salariés et réalise la croissance nécessaire à la création d’emplois. Cela ne peut se réaliser, selon lui, «que par un engagement pratique à sanctionner le gouvernement lors des prochaines élections et à voter contre lui».

H.T