
L’ANCFCC choisit Dataprotect pour la protection de ses données.
L’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie a attribué, le jeudi 16 juillet, un marché de 3,17 millions de DH portant sur l’extension de son dispositif contre les fuites d’informations. En juin 2025, l’ANCFCC avait fait l’objet d’allégations de cyberattaque émises par un groupe de hackers se faisant appeler « Jabaroot ».
L’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC) a attribué, le jeudi 16 juillet, un contrat de 3,17 millions de dirhams pour l’extension de son dispositif de lutte contre les fuites d’informations. Cette démarche fait suite aux allégations d’une cyberattaque survenue l’année précédente, par le groupe Jabaroot, qui prétendait avoir volé quatre téraoctets de documents sensibles.
L’ANCFCC se renforce ainsi dans le domaine de la cybersécurité. Le contrat pour l’extension de la solution de protection contre les fuites de données a été confié à Dataprotect pour un montant global de 3,1 millions de dirhams (MDH). L’offre de Dataprotect s’est révélée être la plus avantageuse, surpassant celles de LMPS Consulting (3,4 MDH) et AXELI Services Informatique et Infogérance (3,7 MDH).
Ce renforcement des outils de protection contre les fuites de données, connu sous le terme de Data Loss Prevention (DLP), survient à la suite d’une période turbulente pour la cybersécurité des administrations marocaines. En juin 2025, l’ANCFCC avait été la cible d’une cyberattaque prétendument réalisée par un groupe de hackers dénommé « Jabaroot », qui disait avoir pénétré les systèmes de l’Agence et pris possession de plus de 4 téraoctets de données sensibles, incluant des certificats fonciers, des actes de vente et d’achat, ainsi que des pièces d’identité et des relevés bancaires.
Cependant, aucune preuve formelle n’avait établi que ces documents provenaient d’une faille active dans les bases de données de l’Agence. Cet incident avait toutefois mis en évidence la menace constante qui pèse sur ces infrastructures essentielles. De plus, quelques semaines auparavant, en avril 2025, l’ANCFCC avait suspendu temporairement ses services électroniques pour effectuer des audits de sécurité et renforcer sa protection.
