La chasse, patrimoine culturel, n’est pas en faveur du développement durable
La section régionale de la Fédération Royale marocaine de chasse (FRMC) de Casablanca-Settat a organisé, samedi à la commune de Lakouassem à Oulad Frej (province d’El Jadida), une rencontre de communication sous le thème « La chasse, un patrimoine culturel au service du développement durable ». Cette rencontre a été consacrée à l’examen des moyens de promouvoir le secteur de la chasse et de préserver ses dimensions civilisationnelles et environnementales.
La section régionale de la Fédération Royale marocaine de chasse (FRMC) à Casablanca-Settat a organisé, samedi, une rencontre de communication à la commune de Lakouassem à Oulad Frej, dans la province d’El Jadida, sur le thème « La chasse, un patrimoine culturel au service du développement durable ».
Cet événement, placé sous l’égide de la FRMC et en coordination avec les associations de chasse d’El Jadida et de Sidi Bennour, ainsi qu’en partenariat avec l’Association des fauconniers de Lakouassem Zaouiat Moulay Tahar, avait pour objectif d’étudier les moyens de promouvoir le secteur de la chasse tout en préservant ses dimensions civilisationnelles et environnementales.
Il s’inscrit dans la mise en œuvre de la stratégie de la Fédération visant à renforcer la communication avec les pratiquants et à valoriser le patrimoine culturel associé à la chasse traditionnelle.
Le président de la FRMC, Ahmed Moussaoui, a affirmé que cette rencontre a pour but de consacrer la pratique de la chasse comme levier de développement local durable, tout en contribuant à la protection de la biodiversité au Maroc.
M. Moussaoui a souligné l’importance stratégique de préserver les différents arts de la chasse traditionnelle, en particulier la fauconnerie, qui constitue un patrimoine immatériel profondément enraciné dans l’identité marocaine, notamment dans la région des Doukkala.
Il a également mentionné que la Fédération adopte une politique de proximité, interagissant sur le terrain avec les préoccupations des chasseurs et améliorant les services administratifs et techniques pour faciliter l’exercice de leur activité au sein des différentes régions du pays.
Dans une déclaration à la MAP, le président de la section régionale de la FRMC, Hassan Haddadi, a indiqué que cet événement a été une occasion d’intégrer de nouvelles composantes patrimoniales, tels que les praticiens de la fauconnerie et du sloughi, étant donné les similarités qui les unissent.
M. Haddadi a encouragé ces groupes à rejoindre des associations légales afin de surmonter les contraintes du terrain, affirmant que la Fédération et la section régionale sont prêtes à les soutenir dans l’élaboration de propositions visant à développer les lois régissant le secteur, afin de protéger les droits des chasseurs et de préserver le patrimoine local.
De son côté, le président de l’Association des fauconniers de Lakouassem Zaouiat Moulay Tahar, Mohamed El Ghazouani, a souligné le rôle primordial des associations professionnelles dans la durabilité du patrimoine de la fauconnerie.
Il a expliqué que cette rencontre a permis d’ouvrir le dialogue sur diverses préoccupations des fauconniers, principalement sur les programmes de sauvegarde du gibier et les résultats des opérations de lâcher, en insistant sur l’importance de transmettre ce patrimoine aux générations futures pour garantir sa pérennité en tant que symbole de l’authenticité marocaine.
Cet événement, marqué par la présence de représentants de l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF), a constitué une plateforme d’échange de visions entre divers acteurs, avec l’objectif d’élaborer des stratégies conciliant la préservation de cet héritage authentique et les impératifs de protection de l’environnement, afin d’assurer la durabilité du gibier et la réhabilitation des espaces forestiers de la région.

