
Casablanca lance les études pour restaurer les anciens abattoirs.
Nouvelle avancée pour les anciens abattoirs de Hay Mohammadi. La ville de Casablanca a lancé les études et le suivi de la maîtrise d’œuvre du projet de restauration et de réhabilitation de ce site patrimonial, dont le coût prévisionnel des travaux est estimé à 95 millions de dirhams (MDH).
La ville a engagé le processus de sélection de la maîtrise d’œuvre d’ingénierie (MOEI), qui sera chargée de concevoir les études techniques et d’assurer le suivi de l’exécution des travaux de restauration et de réhabilitation des anciens abattoirs de Casablanca, pour une mission estimée à près de 2 millions de dirhams (MDH).
Le projet prévoit une enveloppe prévisionnelle de 95 MDH dédiée aux travaux de restauration de ce complexe emblématique de Hay Mohammadi, inscrit au patrimoine historique national et destiné à devenir un pôle culturel et patrimonial majeur de la métropole.
Le programme inclut la restauration de l’ensemble des bâtiments situés à l’intérieur de l’enceinte des anciens abattoirs, la réhabilitation à l’identique des façades et des toitures, ainsi que la reconfiguration de la clôture extérieure. Les travaux comprendront également les démolitions nécessaires et la mise en valeur des espaces extérieurs, tout en respectant l’identité architecturale du site.
La mission confiée au futur maître d’œuvre englobera l’ensemble du cycle du projet, depuis les études de diagnostic jusqu’à la réception définitive des travaux. Elle inclut notamment les études d’avant-projet sommaire et détaillé, la préparation des dossiers de consultation des entreprises, l’assistance à la passation des marchés, les études d’exécution, le suivi et la direction des travaux, ainsi que l’accompagnement lors des réceptions provisoire et définitive.
La durée globale de cette mission est fixée à 24 mois.
Cette nouvelle phase intervient quelques mois après la validation, par le conseil communal de Casablanca, du nouveau montage institutionnel et financier du projet. En mai dernier, les élus avaient approuvé une convention de partenariat mobilisant une enveloppe globale de 160 MDH, confiée à la Société de Développement Local (SDL) Casablanca Patrimoine, avec pour ambition de transformer les anciens abattoirs en un équipement culturel d’envergure, tout en préservant leur valeur patrimoniale. Le projet prévoit notamment l’accueil de résidences d’artistes, de galeries d’exposition, d’espaces associatifs et du futur siège de la chambre de l’artisanat de Casablanca-Settat.
Construit en 1922 par l’architecte Georges-Louis Lebon et fermé depuis 2002, le site des anciens abattoirs est considéré comme l’un des principaux témoins du patrimoine industriel de Casablanca. Après plusieurs années d’occupation culturelle et de projets successifs, sa restauration marque une nouvelle étape dans la stratégie de requalification des grandes friches historiques de la métropole.
