
Bensaid : le gouvernement rejette nos propositions sur le pouvoir d’achat.
Le Parti authenticité et modernité (PAM) a récemment mis en lumière des propositions qu’il a soumises à ses partenaires de la majorité gouvernementale, visant à protéger le pouvoir d’achat des citoyens durant les années de sécheresse. Mohamed Mehdi Bensaid, un membre clé de la direction du PAM, a affirmé que ces mesures avaient été rejetées, ce qui a empêché leur mise en œuvre. Aujourd’hui, le parti réintègre cette thématique au cœur de son programme électoral.
Lors d’une réunion tenue mercredi soir à Marrakech, Bensaid a souligné l’importance de réorienter les actions du gouvernement. Il a plaidé pour une approche axée sur « le travail et la proximité », critiquant les réponses jugées inadéquates aux réalités quotidiennes des Marocains. En évoquant les prix des tomates dans le Souss, il a questionné l’accessibilité de ces produits de base pour les habitants de grandes villes comme Marrakech, Rabat ou Casablanca.
Le PAM, qui découvre son rôle au sein d’un gouvernement, a également mis en avant les résultats obtenus par ses ministres dans divers secteurs. Bensaid a précisé que cette expérience était inédite pour son parti, cherchant ainsi à se différencier de son allié, le Rassemblement national des indépendants (RNI), qui a une longue histoire au sein de l’Exécutif.
« C’est la première fois que nous assumons la responsabilité », a-t-il déclaré, tout en plaçant les prochaines élections au centre des préoccupations de son parti. Il a également abordé les controverses qui ont marqué la législature actuelle, évoquant des soupçons de conflits d’intérêts et d’enrichissement illicite. Bien qu’il n’ait pas nommé de responsables, il a accusé « certains » acteurs de tenter d’« acheter les consciences des Marocains » durant la campagne.
Bensaid a insisté sur le fait que la campagne électorale ne devait pas se limiter à la conquête d’un siège, mais devait également favoriser un dialogue direct avec les électeurs. « Il ne suffit pas seulement de gagner un siège ou de faire élire notre candidat. Il faut aussi dialoguer avec les Marocains et les convaincre de notre programme électoral », a-t-il soutenu.
Le ministre chargé de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication a également mis en avant le « Pacte pour l’intégration des jeunes », qui fait partie du programme électoral du PAM. Selon lui, les jeunes Marocains ne demandent pas de privilèges, mais aspirent à une formation de qualité, à des emplois dignes et à un traitement équitable dans toutes les régions du pays.
Enfin, Bensaid a défendu l’initiative de son parti de présenter des engagements chiffrés dans son programme. Il estime que cette transparence pourrait inciter certains acteurs à assumer leurs responsabilités et à nourrir les débats. « Nous avons réussi dans certains secteurs et échoué sur certains points. Il n’y a pas de problème à le reconnaître », a-t-il déclaré, affirmant que cette reconnaissance des difficultés est essentielle pour trouver de nouvelles solutions.
Pour Bensaid, une crise peut survenir au cours d’une législature, mais il est crucial de ne pas ignorer cette réalité ni de donner l’impression que « tout va bien » face aux défis rencontrés.
