
À l’USFP, les militants syndicaux ne se « cachent » plus
À l’approche des élections, la Fédération démocratique du travail (FDT), syndicat lié à l’Union socialiste des forces populaires (USFP), réaffirme son engagement et son désir de jouer un rôle actif dans la campagne électorale.
Lors d’une rencontre nationale des cadres syndicaux de l’USFP, qui s’est tenue dimanche en présence de Driss Lachgar, premier secrétaire du parti, Youssef Aïdi, secrétaire général de la FDT, a exprimé sa conviction que les militants syndicaux ont beaucoup à apporter à leur formation politique lors des prochaines élections.
Aïdi a évoqué une période de doutes qui a affecté les membres du parti et de la centrale syndicale, soulignant que « le parti, ses organisations sectorielles et ses structures ont subi plusieurs revers au cours des dernières années ». Cette situation a engendré une perte de confiance parmi certains militants, qui, selon lui, « craignaient d’annoncer leur appartenance au parti » et manquaient de courage pour le faire.
Pour contrer cette dynamique, un processus de reconstruction a été initié depuis le quatrième congrès de la FDT, permettant de retrouver clarté, vision et sincérité, soutenu par les militants et le premier secrétaire. Aïdi a affirmé que cette dynamique a favorisé le succès des congrès provinciaux et a contribué à restaurer la confiance au sein de l’organisation. « Nous ne sommes plus dans cette situation où nous étions cachés », a-t-il déclaré.
Affirmant leur fierté d’être des ittihadis, Aïdi a précisé que l’USFP n’a jamais été accusé d’avoir « vendu ou marchandé les intérêts du peuple marocain ou de la classe moyenne ». Dans un ton plus combatif, il a repris une phrase de Lachgar : « Ceux qui nous cherchent, nous trouveront », affirmant que son camp possède les outils nécessaires pour contrer la désinformation dont souffre le peuple marocain.
Le secrétaire général a également critiqué l’inflation des promesses électorales de certaines formations politiques, sans les nommer, en dénonçant des engagements irréalistes tels que l’instauration d’un salaire minimum de 5.000 dirhams promis par un parti, suivi d’une promesse d’application immédiate par un autre.
Face à ces discours, la FDT se prépare à mener la bataille électorale « avec clarté, confiance et sincérité », en s’appuyant sur son ancrage territorial. Chaque militant est doté d’un réseau local qui peut aider à élargir l’audience du parti.
En conclusion, Aïdi s’est montré convaincu que les cadres syndicaux de l’USFP seront « les meilleurs ambassadeurs » de leur parti lors des prochaines élections, visant à contribuer à sa victoire.
