Sismique au Venezuela : un enfant de 3 ans sauvé après 6 jours.
Un enfant de trois ans a été secouru mardi à Caracas, six jours après les puissants séismes qui ont ravagé le Venezuela, et il a reçu les premiers soins avant d’être immédiatement transporté à l’hôpital. Les autorités font état d’au moins 1.943 morts, contre 1.719 précédemment, et environ 58.870 bâtiments ont été endommagés ou détruits selon des images satellitaires analysées par la Nasa.
Un signe d’espoir dans un drame massif. Un enfant de trois ans a été secouru mardi à Caracas, six jours après les puissants séismes qui ont frappé le Venezuela. Ce sauvetage, réalisé par des secouristes jordaniens, est jusqu’à présent le seul du jour. L’enfant a reçu les premiers soins avant d’être immédiatement transporté à l’hôpital.
Ce sauvetage se produit alors que le bilan continue de s’alourdir. Les autorités annoncent désormais au moins 1.943 morts, contre 1.719 précédemment. Les deux séismes, de magnitudes 7,2 et 7,5, ont également fait 10.500 blessés, a indiqué Jorge Rodriguez, président de l’Assemblée nationale.
Une lueur d’espoir après le délai critique. Le cas de cet enfant est particulièrement significatif car la fenêtre de survie se referme. Les experts estiment qu’il existe un délai d’environ 72 heures pour retrouver des survivants après un séisme, seuil qui a été dépassé depuis samedi. Les chances de retrouver d’autres rescapés sont donc très réduites. Dans la zone la plus touchée, autour du port de La Guaira, environ 30.000 personnes étaient présentes au moment du drame. Depuis, 6.461 personnes ont été secourues, mais des dizaines de milliers restent portées disparues, soit environ 50.000 selon l’ONU.
L’ampleur des destructions est colossale. Selon des images satellitaires analysées par la Nasa, environ 58.870 bâtiments ont été endommagés ou détruits. Dans l’État de La Guaira, « les pénuries alimentaires sont généralisées, les services de base se sont effondrés et les communications sont en grande partie coupées », a alerté le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies. « Les tensions au sein de la population s’accroissent, alors que l’accès à l’aide demeure limité », a ajouté l’organisation. Sur place, la situation devient explosive. « De l’aide est distribuée ici, mais parfois les gens s’entretuent pour de la nourriture […] Tout le monde se bat, comme dans un combat de coqs », témoigne Daniela Armas, 18 ans, blessée lors des séismes.
Face à l’urgence, le Programme alimentaire mondial a lancé un appel de 50 millions de dollars pour nourrir 500.000 personnes pendant trois mois. « Les séismes ont touché de nombreuses familles, dont certaines luttaient déjà pour se procurer des aliments de base. Maintenant, avec les moyens de subsistance détruits, les infrastructures gravement endommagées, de nombreuses (familles) sont menacées de sombrer encore plus dans la précarité », a expliqué Stephanie Hochstetter.
L’Organisation mondiale de la Santé s’inquiète également du risque sanitaire. Les conditions actuelles pourraient favoriser des flambées « de maladies évitables par la vaccination comme la rougeole, la diphtérie et la coqueluche », a averti Christian Lindmeier lors d’un point de presse à Genève.
