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Royaume-Uni : Des viols dénoncés par des participantes d’une télé-réalité

Le programme de téléréalité « Mariés au premier regard » a été retiré de l’antenne et une enquête externe a été commandée par Channel Four après que des anciennes participantes ont affirmé avoir été violées par leurs maris à l’écran. L’association Women’s Aid a qualifié le comportement de l’un des partenaires accusés de « contrôlant ».


Le programme de téléréalité « Mariés au premier regard » est plongé dans un scandale au Royaume-Uni. La chaîne britannique Channel Four a annoncé lundi avoir lancé une enquête externe et retiré tous les épisodes de l’émission suite aux affirmations d’anciennes participantes qui ont révélé avoir été violées par leurs maris lors de l’émission.

« Married at First Sight UK » est une téléréalité où des participants acceptent de se marier pour de faux avec un parfait inconnu, puis sont filmés dans leur vie commune. La version britannique de cette franchise, initialement originaire du Danemark, est diffusée depuis dix saisons et se présente comme une « expérience sociale audacieuse ».

Channel Four a été informée en avril des « allégations graves d’actes répréhensibles ». Deux participantes affirment avoir été violées par leurs partenaires, tandis qu’une autre a signalé avoir subi un acte sexuel non consenti, comme l’a rapporté la BBC.

La BBC a également noté qu’une seule plaignante a accepté de divulguer son identité à l’antenne : Shona Manderson, qui a participé à l’émission en 2023. Elle et son partenaire à l’écran avaient été écartés du programme par les producteurs en raison de préoccupations concernant leur relation. L’association Women’s Aid, qui lutte contre les violences domestiques, a décrit le comportement de cet homme comme « contrôlant ».

D’autre part, une autre femme, dont l’identité est restée secrète à sa demande, envisage de poursuivre en justice la société de production. Channel Four a indiqué que l’enquête en cours est dirigée par un cabinet d’avocats ainsi qu’un expert du secteur des médias. Priya Dogra, directrice générale de la chaîne, a précisé que ces accusations « très graves » sont « contestées par les participants accusés ».