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Procès d’un triple infanticide aux Etats-Unis : Jury toujours indécis

Le procès de Lindsay Clancy, qui attire l’attention des médias aux États-Unis, continue de susciter de vives discussions. Réuni à Plymouth, dans le Massachusetts, le jury a de nouveau fait savoir mercredi qu’il n’était pas parvenu à un verdict unanime concernant l’accusée.

Âgée de 36 ans, Clancy est accusée d’avoir tué ses trois enfants, âgés de 5 ans, 3 ans et 8 mois. Bien qu’elle reconnaisse avoir commis les actes, elle plaide non coupable, invoquant une psychose post-partum qui, selon sa défense, l’aurait empêchée de comprendre la nature de ses actes. Elle affirme avoir été poussée par une voix à commettre ces meurtres tragiques.

L’accusation, de son côté, conteste cette version des faits. Les procureurs soutiennent que les meurtres étaient prémédités et que Clancy était consciente de la gravité de ses actes. Mercredi, pour la deuxième fois consécutive, les jurés ont signalé au tribunal leur incapacité à se mettre d’accord. Le juge a alors décidé de leur donner une ultime chance de parvenir à un consensus, les incitant à reprendre leurs délibérations le jeudi suivant. « Il n’y a aucune raison de penser que cette affaire sera un jour soumise à douze personnes plus intelligentes, impartiales ou compétentes pour statuer », a-t-il déclaré.

Si le jury ne parvient pas à un accord, le juge pourrait considérer qu’il est dans une impasse, ce qui entraînerait l’annulation du procès et la possibilité d’une nouvelle audience ultérieure. Ce procès a également ouvert un débat plus large sur la santé mentale des mères aux États-Unis. Des témoignages de psychiatres, de proches, ainsi que de l’ex-mari de Clancy, père des enfants, ont mis en lumière la détresse psychologique dans laquelle se trouvait la mère.

Par ailleurs, de nombreuses femmes se sont rassemblées devant le tribunal pour exprimer leur soutien à Clancy, espérant que cette affaire contribuera à sensibiliser le public sur la psychose post-partum, un trouble qui affecte une à deux femmes sur 1 000 accouchements, selon les associations. Toutefois, cette vague de soutien a également provoqué des réactions indignées chez certaines personnes, choquées par la brutalité des actes reprochés à l’accusée.